L'eau potable sera disponible en quantités raisonnables. Toutes les localités, quartiers et cités de la ville de Ténès seront régulièrement approvisionnés en cette denrée vitale, dont le besoin augmente en période de grandes chaleurs», c'est ce qu'a affirmé le responsable de l'ADE de cette ville, au cours d'un entretien avec notre journal.
Néanmoins, les perturbations enregistrées ces derniers temps, en matière de distribution d'eau potable, sont source de préoccupation à l'approche de l'été. Certains quartiers, à l'exemple du centre-ville, ont connu une rupture d'approvisionnement en eau potable qui a été fort heureusement rétablie. L'alimentation en eau potable sera-t-elle donc assurée durant cette période ? Le remplissage du barrage de Sidi Yacoub, dont dépend la wilaya de Chlef, n'est guère réconfortant, et tout plaide pour un été perturbé dans l'AEP. Il est utile de faire savoir que l'heure est à la sécurisation de la distribution de cette denrée à travers la mise en oeuvre d'un programme de travail s'appuyant sur des instruments à même de garantir une exploitation convenable des infrastructures hydrauliques et une planification rationnelle des investissements publics. Outre le renforcement de l'AEP à partir du barrage de Sidi Yacoub à 54 km du chef-lieu de wilaya et de la station de dessalement d'eau de mer de Mainis (500 m3), l'objectif de distribution de l'eau potable H/24, à court terme, demeure un gage pour l'ADE.
Il faut savoir que la commune de Ténès est alimentée en eau potable à partir du barrage de Sidi Yacoub (1.800 m3/jour), de la station de dessalement de l'eau de mer de Mainis (1.600 m3/jour), de 2 forages produisant 10 litres/s et enfin, d'une source d'eau d'un débit de 11 t/s. Au sujet de la station de dessalement qui devait, selon la fiche technique, produire 5.000 m3/jour, une panne dans une pompe a réduit sa capacité de production de plus de la moutié. Selon le responsable de l'ADE qui gère cette station, cette pompe demeure introuvable, y compris en France ou en Espagne. Quant aux filtres utilisés par cette station, ils proviennent des USA ou du Japon, qui détiennent le monopole de fabrication de ce produit. A cela, s'ajoute les chutes de tension observées régulièrement sur le réseau électrique nécessitant pour un temps bien déterminé, la mise en route du groupe électrogène de secours de la station consommant à lui seul plus de 400 litres de fuel par heure (environs 5.500 DA/heure).
Toutefois, malgré ces impondérables, le responsable de l'ADE demeure optimiste et rassure la population que l'alimentation en eau potable, programmée 1 jour/2 pour le centre-ville pendant 3 heures et 1j/3 pour les autres quartiers et cités pendant 1h30 et ceci en raison de la différence de pression qui existe entre les deux pôles, sera maintenue. La distribution se fait généralement à partir de 16 heures. Cette programmation sera corrigée dans un avenir très proche (une dizaine de jours), selon le responsable de l'ADE, par la mise en exploitation de la conduite de refoulement Terraghnia - Ténès récemment posée.
D'autres projets seront bientôt lancés pour résorber définitivement le déficit en eau potable enregistrée à ce jour. Il s'agit d'un nouveau forage d'un débit de 30 litres/s à Ténès, d'un projet de rénovation des conduites d'eau pour endiguer les fuites d'eau, qui demeurent très importantes (jusqu'à 40 % de perte) et enfin, du plus gros projet qui devra mettre définitivement à l'abri Ténès et ses environs des besoins en eau potable. C'est la station de dessalement de l'eau de mer de Mainis d'une capacité de production de 200.000 m3/j et dont les travaux, confiés à une entreprise espagnole, devront débuter au cours de ce mois de juillet. Son coût avoisinerait les 30 milliards de centimes.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : B Otsmane
Source : www.lequotidien-oran.com