Une cinquantaine d'enseignants de l'université Djillali-Bounaâma de Khemis Miliana (Aïn Defla) ont organisé, dimanche, un sit-in de protestation suite à l'agression dont a été victime, jeudi dernier, un enseignant de cet établissement lors de l'exercice de sa fonction, a-t-on constaté.La mine défaite, les protestataires, dont des agents administratifs et de sécurité de l'université ont, à travers cette action organisée à l'appel de la section locale du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), dénoncé de manière énergique cet acte "abject" perpétré au sein d'un lieu censé incarner la sagesse et symboliser les vertus du dialogue.
"Peu importe les mobiles de l'agression de notre collègue, Illifi Mohamed, du département des sciences économiques, cela ne justifie en aucun cas l'acharnement dont il a fait l'objet de la part de son agresseur", a précisé le coordinateur de la section CNES de l'université de Khemis-Miliana, Belhadj-Djillali-Smaïl, informant que la victime est actuellement alitée à l'hôpital, car souffrant d'une dépression nerveuse aiguë suite au déluge d'insultes et d'obscénités qui se sont abattues sur lui.
Pour lui, l'agression de l'enseignant en question est d'autant plus condamnable que ce dernier a tenté d'empêcher l'étudiant agresseur de tricher à un examen, saluant la présence d'enseignants des universités de Chlef et de Tipasa venus réconforter leur confrère et l'assurer de leur solidarité la plus indéfectible en ces moments particulièrement difficiles pour lui et sa famille.
De leur côté, des enseignants ont relevé l'impératif de la conjugaison des efforts de toute la famille universitaire indépendamment des appartenances partisanes et syndicales des uns et des autres en vue de mettre le holà à un phénomène qui ne doit absolument pas exister au sein de l'université.
Faisant remarquer que la dignité de l'enseignant constitue "une ligne rouge à ne pas franchir", ils ont relevé que l'agression d'Illifi Mohamed est intervenue presque une semaine jour pour jour après celle commise à l'arme blanche par un étudiant à l'encontre d'un agent de sécurité, exprimant leurs refus de voir la violence "se banaliser" au sein de l'université.
Après le sit-in, une réunion s'est tenue au niveau de l'amphi n° 2 de la faculté des sciences économiques de l'université pour, a-t-on expliquer, "déterminer les actions futures susceptibles d'être menées par les enseignants".
APS
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : APS
Source : www.liberte-algerie.com