La DAS vient de mettre subitement fin à leurs contrats de travail.Ils sont presque 300 travailleurs qui exerçaient dans le cadre du DAIP (dispositif d'aide à l'insertion professionnelle) dans différentes structures administratives de la wilaya de Chlef à observer, depuis plusieurs jours, un important sit-in devant le siège de la direction locale de l'action sociale pour réclamer leur réintégration dans leurs postes respectifs. En effet, selon les déclarations de plusieurs d'entre eux, c'est la DAS qui vient de mettre subitement fin au contrat de travail de chacun d'eux pour des raisons qu'ils n'arrivent pas à expliquer.
"Nous n'arrivons toujours pas à comprendre la raison de notre licenciement, alors qu'au même moment, chacun de nous espérait à une confirmation dans son poste. Pourquoi cette discrimination faite à notre encontre ' Pourtant, nous ne gagnions que 5400 DA par mois en comparaison avec l'importance ou le volume du travail que nous effectuions quotidiennement au sein de nos établissements respectifs dans différentes catégories professionnelles.
Mais bien que cette mensualité reste tout à fait dérisoire, elle nous permettait tout de même de couvrir financièrement le minimum des besoins de chacun de nous", expliquent avec grogne et indignation de nombreux protestataires des deux sexes devant le siège de la DAS.
Pour les mêmes contestataires, dont l'ancienneté au sein des structures administratives où ils avaient été affectés initialement dépasse les 6 années pour certains, le calvaire et la misère qu'ils endurent dans leur vie quotidienne connaîtront, sans aucun doute, une ampleur plus que dramatique.
"Déjà avec le peu d'argent que nous percevions chaque mois, nous vivions au compte-goutte et dans de déplorables situations à longueur d'année, compte tenu des fortes exigences de la vie quotidienne (achat de fournitures scolaires pour les enfants, produits alimentaires pourtant de première nécessité uniquement et autres diverses couvertures financières à l'exemple des factures de loyer, de l'eau et bien sûr de l'électricité).
C'est pourquoi nous continuons de protester pour nous faire entendre jusqu'à satisfaction de notre revendication qui consiste à nous réintégrer dans nos postes respectifs, tout en espérant que les autorités compétentes au niveau local et national prendront en considération notre souffrance", ajoutent les mêmes personnes. De son côté, une source de la DAS a fait savoir que le contrat qui liait ces ex-travailleurs au DAIP a tout simplement expiré et qu'il est tout à fait logique de donner une chance à d'autres jeunes "se trouvant actuellement dans la rue".
AHMED CHENAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed CHENAOUI
Source : www.liberte-algerie.com