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«Seul le travail de proximité peut nous mener à l'APN !»



«Seul le travail de proximité peut nous mener à l'APN !»
Ahmed Sadok, proviseur du lycée Es-Salem à Chlef, est né en 1971 à Sidi Abderrahmane, au nord-ouest de la wilaya. Président du bureau de wilaya du mouvement de la société pour la paix (MSP) et candidat aux prochaines législatives, Sadok est issu d'une famille révolutionnaire. Feu son père était moussebel, son oncle également, et il y a beaucoup de chouhadas dans sa famille. Après des études primaires à Sid Abderrahmane, il rejoint le collège en tant qu'interne à Ténès.Quant à son parcours politique, Ahmed Sadok l'aentamé en intégrant les rangs du MSP dès jeune son âge, et ce après s'être initié dans les mouvements syndicalistes estudiantins. C'est lui d'ailleurs qui pilote la liste électorale du MSP au niveau local pour arracher des sièges à l'APN lors des prochaines législatives. Le candidat de l'alliance du MSP a bien voulu nous accorder cet entretien. Ecoutons-le.Beaucoup de citoyens se demandent certainement qui est Ahmed Sadok ' Pourriez-vous vous présentez en quelques lignes 'Ahmed Sadouk âgé de 46 ans, est un citoyen chélfien, ex professeur de mathématiques et actuel proviseur de lycée. Après des études primaires à Sidi Abderrahmane, j'ai rejoint le collège en tant qu'interne à Ténès. Et c'est dans la même ville que j'ai effectué mes études secondaires avant de rejoindre l'Ecole normale supérieure ENS de Kouba (Alger) pour préparer un diplôme d'études supérieures en mathématiques. Au cours de mon séjour algérois, j'ai intégré le mouvement syndical estudiantin où j'ai assumé des responsabilités syndicales au niveau de l'ENS durant les quatre ans d'études, et c'est ce qui m'a aidé à me former davantage dans la vie politique et syndicale. J'ai embrassé la fonction de professeur d'enseignement secondaire PES de maths au lycée de Sidi Akkacha (Nord de Chlef).Comment et quand avez-vous intégré les rangs du MSP 'Mes débuts au sein du MSP remontent aux années 80, à l'époque où j'étais encore collégien. Nous participions à des campings, nous nous occupions de la «moussalat» (salle de prières) et nous participions aux actions caritatives de bénévolat... J'ai gravi les échelons puisque de secrétaire administratif au bureau du MSP à Sidi Abderrahmane, je suis actuellement président du bureau de wilaya du MSP à Chlef. De même, j'exerce en qualité de président de l'académie de formation de leaderships « Djil Tardjih » qui est la plus grande organisation de jeunesse dans le monde arabe activant dans ce créneau formateur.Parlez-nous de votre candidature aux prochaines législatives !Elu aux élections locales de 2012, j'occupe actuellement le poste de Vice-président de l'Assemblée populaire APW de de Chlef. C'est pourquoi j'ai été proposé par mes frères du bureau de wilaya pour la députation et ce, dans le cadre d'un vote consensuel au «Madjlis Ech-Choura» (conseil consultatif), l'instance de concertation du parti au niveau national. Il a été accepté par tous les militants du parti, d'autant que la majorité des bureaux de communes m'ont adoubé avant même la décision finale de candidature émanant du «Madjlis Ech-Choura» de la wilaya. Ce fut aussi le cas pour tous les autres candidats de la liste de l'alliance du MSP.Avez-vous utilisé votre poste de secrétaire de wilaya pour piloter la liste 'Il faut savoir qu'aujourd'hui, je me considère comme le candidat de l'alliance du MSP ainsi que du militantisme et de la continuité. Quand je vous dis que mon parcours de militant va de 1987 à ce jour, c'est que je me considère comme un militant authentique de ce mouvement. Je ne suis parachuté par aucune force, comme c'est le cas dans certains partis où les vrais militants sont écartés au profit d'autres gens qui sont imposés au moment des consultations électorales. Moi, militant, je me considère aussi comme le représentant de la classe moyenne laborieuse et sérieuse qui défend les intérêts de ce pays. J'estime que je suis le candidat de la jeunesse et ce, parce que je représente l'ambition et l'espoir des jeunes aussi bien par mon âge que par mon dynamisme.Quelle est votre conviction pour les législatives 'Tout d'abord je me vois l'un des représentants du secteur de l'éducation ; mon parcours professionnel a abouti à ce que je devienne proviseur, à la tête du lycée Djilali Bounaama (Ex-Es-Salem) à Chlef. Je considère également que je suis le représentant du citoyen chélifien ordinaire qui, à tout moment, peut me rencontrer et me trouver tout le temps à ses côtés. Il faut savoir que les militants du MSP ne sont pas du genre à changer de numéros de téléphone et de lieu de domicile après être élus, nous resterons tout le temps en contact avec nos concitoyens.Avez-vous pris en considération l'influence, ou l'argent, lors de la confection des listes de candidats 'Au MSP, nous ne sommes pas les candidats des gens influents non plus les candidats de la «chkara» et de l'argent sale qui a permis à certains d'acheter une place sur une liste électorale. De plus, nous ne sommes pas des candidats comme ceux qui vendent leur conscience à d'autres. Moi, personnellement je ne suis pas un candidat qui compte sur «le crick» et «la pompe» pour grimper mais qui compte sur ses propres capacités et son intégrité morale. Au MSP, seuls les critères du militantisme et le niveau d'instruction qui comptent pour la sélection des candidats aux élections.Avez-vous rencontré des problèmes pour choisir des candidates 'C'est tout à fait le contraire puique nous nous sommes leader pour ce qui est de l'intégration de l'élément féminin. Ce qui nous encourage le plus, ce sont les propos que nous tiennent les citoyens. Le MSP est un parti ayant ses traditions ; il a toujours intégré la femme dans les listes électorales et pour preuve, nous avons des femmes dans plusieurs assemblées. Et pour preuve aussi, des dizaines de militantes ont déposé leurs dossiers de candidature au point où cela nous était difficile de faire le choix car la majorité étant diplômée et ayant un parcours politique riche dans les rangs du parti.Quels sont les grands axes du programme électoral du MSP et quelle en est la priorité 'Le programme et la priorité dans cette course électorale sont simples : le député a des missions précises, encadrées par la loi. Il joue le rôle de législateur, de contrôleur, d'agent de suivi et d'accompagnement, de représentant réel de ceux et celles qui l'ont élu, etc. Nous avons en plus dans notre programme d'être toujours aux côtés du citoyen ; nous ne changerons pas de domicile ni de numéro de téléphone, d'ailleurs, mon numéro de téléphone actuel sera affiché publiquement, cela pour que je sois joint à n'importe quel moment par le citoyen.Si je n'ai aucune contrainte ou obligation, je me présenterai à lui à l'instant où il m'appelle, sinon, je lui fixerai un rendez-vous pour écouter ses doléances et préoccupations. Le programme du MSP prend en charge les préoccupations des gens, sans exception, que ce soit ceux qui ont voté pour lui ou au profit d'un autre candidat, et quel que soit son origine ou sa situation. Mon programme, c'est de réaliser tout ce dont a besoin ma wilaya et je rêve de beaucoup de choses positives pour Chlef....Pour ce faire, je mettrai mes compétences, mes qualifications, mes relations, mon savoir-faire, et toute mon énergie pour réaliser de belles choses au profit de la population de la wilaya de Chlef et pourquoi pas au profit de l'Algérie entière. Notre priorité, c'est de lutter pour la santé, l'éducation, le logement, la culture, le développement agricole, l'essor de la pêche, l'emploi, l'université, le sport...Je militerai pour les libertés et pour tout ce qui contribue à l'amélioration de la vie de mes concitoyens.Certains candidats d'autres partis se voient déjà députés, C'est comme si les jeux étaient déjà faits. Qu'en dites-vous 'On parle déjà de second parti. Sommes-nous fatalement désignés comme les seconds ' Selon nos estimations, et d'après tout ce que nous avons fait, nous n'accepterons que la première place. C'est le peuple qui est souverain, c'est lui qui va décider car il est libre dans son choix. C'est le peuple qui nous a adoubé et notre liste incarne le peuple.Quel commentaire faites-vous sur la composante de la haute instance de surveillance des élections 'Cette institution est constitutionnalisée; ce qui est un pas positif pour la marche vers la démocratie, elle ne doit pas seulement attendre à ce qu'on lui signale des cas de dépassement. Elle doit aussi les suivre et les condamner. Avant même le lancement de la campagne électorale, j'ai entendu dire que quelques candidats utilisent les moyens de l'Etat et ce, parce qu'ils occupent de hautes fonctions dans l'Etat.Ils ont à leur disposition des bureaux, des sièges, des véhicules et bien d'autres moyens. On voit aussi des candidats utiliser des associations d'envergure nationale pour les soutenir, d'autres utiliser l'argent pour essayer d'influencer le choix des électeurs... C'est pour cela que nous demandons à cette instance d'agir au plus vite pour lever toute équivoque si on veut que ces élections soient transparentes.Après quelques jours du lancement officiel de la campagne électorale, quel message délivrez-vus aux citoyens 'En premier, j'ai demandé à mes compatriotes candidats à la députation, de même que la classe politique à Chlef, de respecter l'éthique en matière d'action politique. Je souhaite qu'ils axent leur campagne sur leurs programmes, sur la compétence des hommes et les femmes, et non pas pour détruire les autres candidats et partis en lice. Il faut que tout un chacun élève le niveau politique et joue dans la cour des grands. Dans notre parti, nous ne construisons pas autour des individus, nous n'entrons pas dans la vie privée des gens mais nous axons nos efforts pour faire accepter nos programmes et les hommes censés les défendre. Et dans ce cadre, nous avons assez d'expériences et de savoir-faire pour gagner ces élections.Comment menez-vous votre campagne électorale et quels en sont les moyens 'Sachez que le numéro de notre parti est le 26. Nous avons tout préparé et mis en ?uvre pour être au rendez-vous. Nous n'avons négligé aucun aspect vu notre grande expérience en matière de consultations électorales. Nous effectuons un travail de sensibilisation et de proximité en permanence. Nous sommes d'ailleurs le seul parti à activer de manière régulière tout au long de l'année et non pas uniquement durant la campagne électorale. Nous avons aussi publié un bulletin de 42 pages où nous avons consigné le bilan des députés du parti au niveau de la wilaya de Chlef.Qu'attendez-vous des médias durant la campagne électorale ' Nous demandons aussi aux médias d'être objectifs et honnêtes. Qu'ils ne s'alignent, ni sur un parti, ni sur un autre, ou d'être en faveur de l'un contre l'autre. Il faut qu'ils fassent preuve de professionnalisme et là je dois féliciter le quotidien La Nouvelle République qui m'a offert cette tribune, cela montre que votre journal est correct avec tout le monde.Que dites-vous au citoyen chélifien à partir de cette tribune 'Un citoyen nous a dit dernièrement que le seul espoir réside dans notre parti. C'est un message très profond que nous devons prendre en considération si on veut combattre le désespoir et le découragement généré par la corruption. Nous devons donc donner de l'espoir aux habitants de la wilaya car n'était cette population, nous ne serions nulle part et notre programme ne serait que noir sur blanc.
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