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Relizane, Chlef et Sidi Bel Abbès



Relizane, Chlef et Sidi Bel Abbès
Il y a quelques années, les cours de soutien ou «supplémentaires» étaient exclusivement réservés aux lycéens s'apprêtant à passer le baccalauréat. Aujourd'hui, ils se sont généralisés, s'étendant à tous les cycles et à tous les niveaux. Retraités de l'enseignement, professeurs de CEM et de lycée, diplômés de l'université assurent, à plein temps ou à temps partiel, des séances de soutien en dehors de tout contrôle de l'Etat.Les faiblesses criantes du système scolaire sont telles que de nombreuses familles de la classe moyenne et des catégories plus aisées ont recours systématiquement aux cours particuliers dispensés, souvent chez eux, par des enseignants en exercice. C'est devenu un passage obligé pour les élèves et leurs parents au prix d'un lourd sacrifice, surtout pour les lycéens et collégiens préparant les examens de fin d'année. Ces derniers y adhèrent avec l'espoir de combler leur retard dans les matières ayant un coefficient élevé.Brahim Henani est non seulement président d'une association de parents d'élèves à Oued Sly, mais il fait aussi partie des pères de famille qui se sont vus obligés d'«arranger» des cours complémentaires à leurs enfants scolarisés. «Au vu des insuffisances constatées dans le système scolaire public, nous avons décidé d'inscrire notre fille collégienne à des cours en maths et physique assurés par un enseignant retraité.Peu importe le prix, l'essentiel est qu'elle bénéficie d'un soutien et un suivi satisfaisants, ce qu'elle ne peut, malheureusement, obtenir au niveau de l'établissement compte tenu de plusieurs facteurs, dont la surcharge des classes et le manque d'expérience des nouveaux enseignants, surtout sur le plan pédagogique», souligne-t-il. Et de révéler que le phénomène ne se limite pas aux seuls collégiens et lycéens, mais il est étendu également aux écoliers pour l'apprentissage du français.Pour lui, les cours de soutien existaient bien avant les années 1980 mais ils étaient dispensés gratuitement par les maîtres d'internat au profit des internes. «Et puis, ajoute-t-il, le niveau du système scolaire à l'époque était bien supérieur à ce qu'il est aujourd'hui, ne nécessitant donc pas des cours complémentaires». L'avis de ce parent résume bien l'impression générale concernant le recours croissant au soutien scolaire compte tenu de la dégradation continue de la qualité du système éducatif dans notre pays.
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