Un juge d'instruction aurait été suspendu de son poste. Il aurait demandé un pot-de-vin pour faciliter la libération d'un responsable de l'Ansej, arrêté pour... corruption.
Des informations ont fait le tour de la wilaya, selon lesquelles un juge d'instruction, près le tribunal de Ténès, a fait l'objet d'une enquête pour une affaire de corruption présumée. On croit savoir que les investigations menées par le procureur général et la section de recherches du groupement de la gendarmerie ont abouti à la suspension du magistrat et à la mise sous-scellés de son bureau.
Il s'agit, dit-on, de mesures provisoires en attendant l'achèvement de l'enquête en cours.
Selon des sources bien informées, le juge d'instruction a été mis sur écoute par la gendarmerie, suite à une plainte d'un fournisseur de matériel agricole, ami d'un responsable de l'Ansej de Bouzeghaïa, dépendant de la wilaya de Chlef, qui a été récemment condamné par le tribunal de Ténès pour corruption. Le plaignant aurait déclaré avoir été contacté par le président d'APC de Breira, une commune située dans la wilaya de Chlef, qui lui aurait fait part des exigences financières du magistrat contre la libération du responsable de l'Ansej.
Pourquoi le maire a-t-il été choisi comme intermédiaire ' Parce que ce dernier, ajoutent nos sources, a fait l'objet, lui aussi, d'une enquête sur la gestion de sa collectivité. Toujours est-il que le juge d'instruction, l'auteur de la plainte et le P/APC de Briera ont été entendus par le procureur général et les enquêteurs de la section de recherche du groupement de gendarmerie de Chlef. Une affaire à
suivre.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Yechkour
Source : www.elwatan.com