
La teneur du documentaire a retracé l'érudit cheikh Boudali dans la vie sociale, culturelle et même pendant la guerre de Libération nationale algérienne.Il s'agit, du défunt cheikh Henni Adda dit cheikh Djillali Boudali El-Farrissi, qui a voué sa vie entière au service du savoir et de la culture. Il fut membre du conseil d'administration de l'association des oulémas algériens, créée le 5 mai 1931 aux côtés d'illustres savants et intellectuels de l'envergure de : Abdelhamid Ben Badis, Naimi Naim, Abbas Bencheikh El Hocine , Ahmed Toufik El Madani, Larbi Tebessi, Mohamed Bachir El Ibrahimi, Mohamed Kheirddine , Abdellatif Soultani, Ahmed Bouchmel, Baaziz Benomar, Ahmed Hamani, Aboubakr Laghouati, Djillali El-Farissi, Abdelkader El Magharibi, Ahmed Sahnoune et Hamza Boukoucha.Fidèles aux siens notamment les oulémas et l'élite, Chlef n'a pas oublié le cheïkh. Tous ses habitants gardent encore le souvenir de son rôle dans le mouvement national et à la formation de plusieurs formateurs et encadreurs de l'enseignement et des affaires religieuses.En effet, il n'a pas cessé de militer pour ses convictions. Des convictions fortes qui s'inscrivent dans le sens des valeurs humaines telles que le respect, la dignité de l'individu et de la collectivité. C'est dans cet esprit que l'on ne peut pas évoquer l'association des oulémas muslmans, sans parler de cheikh Henni Adda dit cheikh Boudali El-Farrissi, et on ne peut parler de cheikh Henni Adda dit cheikh Boudali El farrissi, sans évoquer la prestigieuse école d'El-Khaldounia de Chlef, dont il devient l'un des principaux précurseurs et l'initiateur de nombreux projets du savoir, notamment le premier à avoir ?uvré pour la création de l'institution libre, El Khaldounia.C'était la première inspiration aux côtés de ses compagnons, Mohamed El Madjadji, cheikh Saidi, Amar Ghriss, Cheikh El Abassi qui font aujourd'hui la fierté de la ville de Chlef. On ne peut donc, se passer du travail accompli par l'érudit cheikh Djillali Boudali, le premier enseignant et directeur de cette prestigieuse école d'El-Khaldounia qui a été fondée en 1944, située au centre-ville de Chlef à la rue Ben Badis, qui a rapidement dépassé les frontières de la ville d'El Asnam, l'actuelle Chlef.Il a d'ailleurs joué un rôle de premier plan dans la fondation de la medersa Khaldounia, dont «la construction est financée par des notables et bienfaiteurs de la ville». C'est une école qui en fit un véritable pôle du savoir, où s'enseignaient, notamment la jurisprudence religieuse, la grammaire, les mathématiques, l'astronomie, l'histoire, la géographie, la culture arabo-islamique.Parmi les étudiants brillants de cette prestigieuse école, on cite entre autres : «Hadj Mohamed Teguia ex-ministre de la Justice, Ghoulamallah ex- ministre des Affaires religieuses, Abdeslam Hadj Kadda mufti de Mostaganem qui ont figuré parmi les brillants étudiants de cette prestigieuse école symbole du savoir». Pour le directeur du musée, Mahmoud Hasnaoui, «la culture est une créativité et elle n'est propre à un domaine particulier, mais elle est omniprésente dans tous les domaines, y compris ce que nous regardions ce soir. Et le film, qui a été projeté décrit, via l'image et le son, la vie de cheikh Eldilali El-Farissi, un savant que je considère comme un pionnier de l'Association algérienne des savants musulmans»Ont assisté à la projection du documentaire biographique, le directeur de la bibliothèque de wilaya, des professeurs et chercheurs ainsi que les membres de la famille du cheikh. La production et la réalisation du documentaire est l'?uvre de Mohamed Aâyachine qui a également supervisé tous les détails de l'image et du son.Il a été aidé par Sadek Kaddouri, quant à la photographie, elle a été supervisée par Hakim Lâalyaoui. Le superviseur général de ce travail n'est autre que Mustafa Touahri alors que la musique et le réglage du son ont été assurés par Mourad Djaghloul. Les quelques témoignages que nous avions pu recueillir à cette occasion n'ont pas manqué de louer les efforts déployés par l'homme dans l'enseignement du Coran, l'éducation et la formation des imams.Les témoins ayant connu le cheïkh disent que c'est un ardent défenseur de la pensée arabo-islamique contemporaine, qui a contribué à donner sa noblesse à l'enseignement et à l'évolution du savoir, avec un très grand intérêt pour la sociologie où il nous montre la vraie place du culte de l'islam dans la société moderne, où notamment il défendra des principes de tolérances et du rôle de la médersa dans le respect de toutes les religions et des langues vivantes.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zakarya M
Source : www.lnr-dz.com