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Prime à la jeunesse



Une autre preuve qui confirme que le football national a besoin de se régénérer. En comptant exclusivement sur ses forces juvéniles, acteurs sur le terrain ou dans la gestion de ces clubs en totale faillite. Lundi, au stade Omar-Hamadi, le NAHD et l'ESS, deux écoles de football qui ont souvent alimenté les sélections, en jeunes comme chez les seniors, ont gagné l'estime de tous ceux qui ont assisté à leur duel de malclassés. Gagnants ou perdants, tous ont quitté le temple de Bologhine avec le sentiment d'avoir « assouvi » le désir de ceux qui sont venus au stade parmi leurs fans mais surtout les (autres) amoureux du beau jeu. Car, sur la pelouse en tartan de l'ex-Saint-Eugène, les joueurs, les jeunes surtout et des deux côtés, ont étalé leur classe. Du football à faire manger les langues à ceux qui ne croient plus au produit local, joueurs, entraîneurs et même dirigeants.Car, sur le match NAHD-ESS, tout était dédié à la jeunesse. Des effectifs foncièrement rajeunis, des staffs qui l'étaient davantage même si certains pensent que Kheïreddine Madoui qui a déjà une dizaine d'années sur le banc a « vieilli » mais surtout des dirigeants nouveaux et neufs. Et les « plus mauvais » parmi les footballeurs qui animaient cette confrontation se comptaient parmi les « vieux ». Sinon, les autres furent un pur bonheur. Zerdoum, auteur d'un hat-trick, Cheraïtia, Benchlef et Djermoun, d'un côté, Boussouf, Deghmoum et Saâdi, de l'autre, ont régalé par leurs prouesses et leur finesse. Sept buts, total qui aurait pu être encore plus important si les deux gardiens ne s'étaient interposés, et beaucoup de mouvements. Des phases de jeu que l'on suspectait « volées » de chez le PAC, autre école qui produit du jeu mais dont les résultats, cette saison, en championnat ne sont pas conformes au talent de ses jeunes loups qui ne demandent qu'à « comparaître » devant le public. Un public qui aura compris, malgré la déception de perdre pour les supporters de l'Entente, que rien ne remplace le jeu. Les résultats, eux, viendront à coup sûr.
M. B.
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