Chlef - Revue de Presse

Pomme de terre d'arrière-saison La pomme de terre a peur des maladies



La récolte de lapomme de terre d'arrière-saison, qui a été plantée en août dernier et devraêtre cueillie à partir de la mi-novembre, est menacée par le «mildiou» maisaussi «l'alternaria», deux infections cryptogamiquesqui risquent de causer de graves dégâts si rien n'est fait pour le traitementdes parcelles de terrain, dès aujourd'hui.La stationrégionale de protection des végétaux vient, en effet, de tirer la sonnetted'alarme pour alerter les agriculteurs sur les menaces que représentent cesdeux maladies sur la pomme de terre d'arrière-saison. Toutes les conditionsclimatiques, marquées par un taux élevé d'humidité et une température ambianteentre 18 et 23 degrés, sont réunies pour favoriser la prolifération de ces deuxinfections, notamment le mildiou qui a déjà ravagé à l'Ouest des milliersd'hectares de pomme de terre de saison entre avril et juin dernier. «Pourl'instant, nous n'avons rien remarqué, mais les fellahs doivent restervigilants pour éviter la reproduction du scénario de l'été dernier où desmilliers d'hectares avaient été ravagés dans les wilaya de AïnDefla, Chlef et Mascara. Unsimple traitement à base de fongicides peut protéger la pomme de terre desattaques de ces deux infections cryptogamiques», explique le directeur de lastation régionale de protection des végétaux. Cependant, les importantesprécipitations qui ont été enregistrées dans la région ont retardé letraitement des parcelles de terrain, puisque les averses empêchent, d'un côté,les fellahs de traiter leurs récoltes et, de l'autre, emportent les produits phyto-sanitaires. La reproduction du scénario des cinqderniers mois est un risque à prendre au sérieux par les fellahs pour sauver larécolte d'arrière-saison estimée, selon les premières prévisions, à près de100.000 tonnes.Des chiffresfournis par le ministère de l'Agriculture révèlent que 30.000 hectares ontété emblavés au niveau national de pomme de terre d'arrière-saison pour faireface aux besoins de la population de ce légume. Le traitement de la récolte,dès maintenant, reste primordial, puisqu'aucuntraitement ne pourra être efficace après l'apparition des premiers symptômes dela maladie.La partievégétative de la plante est la première à être touchée par des taches brunesqui se développent rapidement avant de s'attaquer à latubercule rendant ainsi la plante quasiment brûlée. Le mildiou se propagerapidement et, durant le mois d'avril dernier, plus de 2.200 hectares,situés dans des zones à haut rendement, ont été ravagés en seulement quelquesjours causant des dégâts importants qui ont eu de graves répercussions sur laproduction nationale.Pour les professionnelsen phyto-sanitaires, il vaut mieux prévenir queguérir, d'autant qu'aucun traitement n'est efficace après l'apparition despremiers symptômes.
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