Toujours la guerre intestine
Si l?exclusion et la marginalisation dont souffrent les victimes du terrorisme persistent, nous allons introduire un recours auprès des organisations internationales de droit, contre le projet de charte pour la paix et la réconciliation nationale », indique Ibrahim Soltani qui se considère toujours comme le président et le porte-parole officiel de l?Organisation nationale des victimes du terrorisme et de leurs ayants droit (ONVTAD). Il conteste la direction actuelle de l?organisation qui, d?après lui, est « illégitime et composée de membres n?ayant pas la qualité de victime du terrorisme ». Lui-même blessé par les terroristes, il estime être le seul représentent légal en mesure de parler au nom des victimes du terrorisme appartenant à ladite organisation dont le siège est implanté, pour le moment, à Chlef. Dans un document intitulé « SOS des victimes du terrorisme », qui vient d?être adressé aux autorités centrales concernées, M. Soltani fait part des préoccupations des victimes du terrorisme et de leur position vis-à-vis du projet de la charte pour la paix et la réconciliation nationale. « Nous sommes pour une vraie réconciliation qui garantit les droits, le respect et la dignité des victimes du terrorisme. Malheureusement, toutes ces questions ont été occultées dans la charte en question, tout comme le blanchiment d?argent et la protection de cette catégorie de personnes et de celles ayant combattu les terroristes. Nous demandons des garanties par écrit pour une prise en charge effective et urgente de ces préoccupations. Faute de quoi, nous allons introduire un recours auprès d?institutions internationales telles que l?ONU et la Cour de La Haye pour faire valoir nos droits légitimes », souligne-t-il. Il ajoutera que nul n?a le droit de prononcer le pardon à la place des victimes du terrorisme. « Personne ne peut se substituer aux gens touchés dans leur chair pour pardonner aux terroristes. Cela est inacceptable et ne peut être toléré au nom de la religion et du droit. Normalement, c?est aux terroristes repentis de demander pardon à leurs victimes. Pourquoi ne l?ont-ils pas fait à ce jour ? », s?est-il interrogé. M. Soltani dénonce également l?embargo des médias lourds et le silence imposé aux victimes du terrorisme et à leurs représentants dont le « discours ne vante pas la réconciliation à sens unique ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Yechkour A.
Source : www.elwatan.com