La ville a enfin une belle bibliothèque La nouvelle bibliothèque de wilaya, qui devra être rattachée à la bibliothèque nationale, représente un espace de lecture très important pour le public de la région. Située au centre-ville de Chlef, à deux pas de la faculté de droit, et inaugurée le 29 mai dernier par le président de la République, elle a englouti en tout 14,5 milliards de centimes. La bibliothèque est dotée de salles de lecture, d?un espace Internet, d?une salle de conférences et d?un endroit aménagé pour les handicapés physiques. La structure qui comprend des installations réservées pour adultes et enfants, peut accueillir jusqu?à 80 000 livres de différents thèmes. Actuellement, elle en compte 26 000, selon son premier responsable, Djamel Boudjelthia. « Le volume des ouvrages prévus sera atteint graduellement, d?autant que l?établissement est rattaché à la bibliothèque nationale », dira-t-il. Toutefois, bien qu?il dispose d?une capacité d?accueil de 600 places, le lieu n?est fréquenté pour le moment que par une soixantaine de lecteurs. Cela est dû sans doute au démarrage timide de la bibliothèque qui n?est pas encore totalement fonctionnelle en raison de l?absence d?un statut de fonctionnement. Hormis les trois cadres détachés par la direction de la Culture, elle tourne avec un effectif réduit, composé en majorité d?agents issus des dispositifs du pré emploi et de l?emploi des jeunes. « Nous avons bénéficié de 9 nouveaux postes budgétaires et nous attendons la mise en oeuvre de la procédure réglementaire pour entamer les recrutements, sous la direction de la tutelle. Les postes concernent essentiellement la gestion et la conservation des ouvrages », déclare le même responsable qui fait part d?un besoin urgent, surtout dans la catégorie des ouvriers professionnels (gardiens, femmes de ménage, etc.). Notre interlocuteur lance, par ailleurs, un appel aux chefs des établissements scolaires pour orienter leurs élèves vers la bibliothèque de wilaya qui est disposée, selon ses dires, à répondre à leurs goûts et besoins d?une manière continue et satisfaisante. Une artère à haut risque Le tronçon de la route nationale traversant la ville de Chlef, de l?entrée est jusqu?à la sortie ouest, sur trois kilomètres, continue à faire des victimes en l?absence de moyens de protection des piétons. Il n?existe, par exemple, aucun ralentisseur, ni passage protégé sur cette voie très fréquentée, en dépit des réclamations des riverains et des accidents mortels survenus ces derniers temps. Les dangers auxquels sont exposés, notamment les enfants et les personnes âgées, n?ont pas fait réagir les autorités qui continuent, au contraire, à faire la sourde oreille. Sinon, comment expliquer le refus de la commission en charge du dossier d?inscrire parmi ses priorités la mise en place de ralentisseurs en plastique, le long de ce passage. Le mystère demeure entier, mais cela n?a pas empêché, en revanche, ces représentants d?autoriser les mêmes « obstacles » devant d?autres passages situés pourtant au centre-ville. La proximité de ces derniers des résidences de responsables et d?édifices publics peut-elle justifier ce choix ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Yechkour
Source : www.elwatan.com