Jamais il n'y a une telle valse des entraîneurs pour un championnat à mi-chemin. A cette cadence, il est fort probable qu'un véritable record sera établi et qui ne sera pas près d'être égalé ou battu. Quatorze clubs ont changé de techniciens, les plus «voraces» n'étant autres que l'USM Annaba, le WAT et le MCA. Au terme du cycle aller, ces clubs occupent respectivement la septième, la seizième et la onzième place. Seuls l'ASO et le MCS, après quelques turbulences sur les têtes de Belhout et Hammouche, ont fait preuve de sagesse. Même la JSK, naguère un modèle de stabilité, en est à son troisième entraîneur, Saïb succédant à Mouassa, lequel avait remplacé Aït-Djoudi. Ce mouvement à la barre technique n'a pas empêché les «Canaris» de s'emparer du titre symbolique de champions d'hiver, tout en espérant être champions tout court, ce qui est parfaitement dans leurs cordes. Et pourtant, l'USMA a démarré très fort, s'installant en tête au terme de la sixième journée, nantie de seize points, devançant la JSK, avec, en sus, un match en retard. Les rencontres comptant pour la Ligue des champions arabe ont-elles diminué la force de frappe du club de Soustara ? Toujours est-il que la JSK, dès l'étape suivante, s'est emparée du fauteuil de leader pour ne plus le lâcher, et ce, en dépit du bon parcours effectué par l'ES Sétif, dauphin après la mise à jour en dépit de la contre-performance face à la JSM Béjaïa et qui se trouve à trois longueurs du leader. Dans cette même période, entre la septième journée et la fin de l'aller, la JSK aura été la plus performante avec 18 points, suivie par l'ESS (15), le CRB (13), l'ASO (12) et enfin l'USMA (10), ce qui démontre la nette baisse de régime de cette dernière, provoquant le départ de Amrani, excédé par les exigences des cadres de l'équipe, lesquels cadres sont de plus en plus contestés par leurs propres supporters selon une source crédible. Incontestablement, l'Entente et l'USMA demeurent les plus dangereux rivaux de la JSK. La Ligue des champions arabe, ne reprenant que les 18 et 20 février, est une réalité à prendre en considération du côté des Sétifiens et des Algérois qui pourront se consacrer à la poursuite du leader kabyle. Cette lutte pour le titre entre ces trois prétendants constituera l'un des épisodes le plus passionnant, sans écarter pour autant des outsiders comme l'ASO et le CRB, plus solides qu'on ne croit. Du côté de Chlef, Belhout réclame un meneur de jeu et un buteur, une «denrée» rare dans notre championnat, à moins que Medouar ne les déniche à l'étranger à l'occasion du mercato dont la plupart des clubs attendent beaucoup. La carte africaine est bien sûr la plus privilégiée, mais la garantie n'est pas assurée, quoi qu'en disent leurs managers. Ce paramètre va-t-il influencer le cours du championnat ? Il est prématuré et difficile de répondre à une telle question. La révélation de cette première moitié du challenge n'est autre que le MCS, confortablement installé derrière les favoris et dont l'objectif - le maintien - devrait être atteint, même si la phase retour sera plus ardue que l'aller où l'effet de surprise a été parfois déterminant. D'autre part, le coach Hammouche va s'efforcer de «resserrer» les boulons en défense, un peu trop friable à notre sens. Pour sa part, l'USM Annaba se comporte honorablement, ce qui n'est pas l'avis de son exigeant président Menadi, qui limoge ses entraîneurs à la moindre contre-performance. De son côté, l'AS Khroub se trouve dans la ventre mou du tableau et vient d'achever ce parcours bien mieux que certains vieux pensionnaires de l'élite qui craignent pour leur maintien, à l'image du WAT, du MCO et du NAHD dont la situation est critique. Même le MCA, malgré ses gros moyens et son effectif, déçoit ses nombreux fans. L'OMR bataille pour ne pas chuter en «Nationale Deux», alors que l'USMB est en pleine mue. Le CABBA, enfin, n'est pas à l'abri d'une mauvaise surprise. Un rapide coup d'oeil au tableau de la phase retour, nous autorise à dire que le titre se jouera entre le trio JSK - USMA - ESS, ce qui n'a rien d'original. La décision dépendra du comportement de ces favoris hors de leurs bases. Les «Canaris» et les «Usmistes» paraissent avoir les meilleurs calendriers, le club du Djurdjura accueillera notamment l'USMA, l'ASO et le CRB, mais ira à Sétif. Quant aux Usmistes, en fonction de la présence des autres clubs de la capitale, ils ne se déplaceront que quatre fois, à Tizi, à Annaba, à Saïda et à Chlef, ce qui constitue un avantage très appréciable. Quant à la lutte pour le maintien, elle risque d'être dramatique et concerne au moins sept clubs, de l'USMAn au WAT. C'est le constat que l'on peut dresser à mi-chemin d'une épreuve ardue mais encore ouverte dans ses deux extrémités.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Adjal L
Source : www.lequotidien-oran.com