
Des propriétaires de véhicules et des gérants des agences de contrôle technique à Chlef et au niveau national se disent être soumis, depuis quelques mois, à des «mesures particulièrement pénalisantes» en matière de contrôle non périodique et de l'exercice de l'activité.Ils citent notamment l'article 38 alinéa f du décret exécutif n° 03-223 du 10 juin 2003, relatif à l'organisation du contrôle technique des véhicules automobiles et les modalités de son exercice. Celui-ci, faisant l'objet d'une application stricte ces derniers temps sur nos routes, stipule que «?les véhicules doivent être soumis à un contrôle technique non périodique à chaque changement de propriétaire, à chaque réimmatriculation, à chaque transformation notable et à chaque contrôle technique primitif».«C'est anormal et illogique», s'écrient en ch?ur des usagers interrogés à Chlef, citant l'exemple d'acquéreurs de véhicules, qui ont été obligés de se soumettre deux fois, en l'espace d'une semaine, à cette obligation. Et de s'interroger : «A quoi sert alors la vignette de contrôle technique dont la validité s'étale le plus souvent sur deux ans '» Ils estiment que l'aspect commercial a pris le dessus sur l'exigence technique dans ce cas de figure.Selon des sources crédibles, les plus touchés par cette disposition sont les propriétaires de véhicules neufs, contraints de subir deux contrôles techniques en un temps très court : soit après l'achat de voiture et son immatriculation auprès des services concernés de la daïra. L'autre décision «absurde» est l'obligation faite aux conducteurs des véhicules de transport de voyageurs et de marchandises d'effectuer le contrôle technique dans la wilaya qui leur a délivré l'autorisation d'exploitation.Une mesure jugée très contraignante pour les transporteurs en déplacement, obligés de retourner dans la wilaya d'immatriculation pour y accomplir cette formalité. Les conducteurs ignorant ces dispositions, faute d'information, sont automatiquement verbalisés par les services de sécurité, les agences de contrôle techniques, elles, sont tenues, sous peine de retrait d'agrément, d'appliquer coûte que coûte ces mesures décriées.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Yechkour
Source : www.elwatan.com