La culture de la tomate a toujours occupé une place importante dans la wilaya de Chlef. C'est pourquoi d'ailleurs, la quantité de la tomate cueillie à l'issue de chaque campagne de récolte (pas moins de 1200 q à l'hectare l'année dernière) demeure, à chaque fois, rassurante pour les producteurs de toutes les communes. Sauf que le surplus enregistré en matière de production pose problème à ces derniers qui trouvent d'énormes difficultés pour pouvoir placer leur produit dans les unités de transformation qui existent localement."Ce sont tous les producteurs de la tomate de Chlef, Aïn Defla et Relizane qui viennent régulièrement déposer leur production au niveau des deux unités de transformation de la tomate industrielle et dont les capacités de stockage restent, malheureusement pour nous largement insuffisantes", affirment des agriculteurs, en marge de la rencontre régionale qui s'est tenue, fin de semaine, à la Maison de la culture de la wilaya de Chlef.
C'est justement dans le but de débattre des problèmes et des contraintes que rencontrent les producteurs de la tomate industrielle à différents niveaux qu'a eu lieu cette journée à laquelle ont pris part les représentants de l'Office national interprofessionnel des légumes et des viandes (Onilev), des directions des services agricoles (DSA), des Caisses régionales de mutualité agricoles (CRMA), de la Banque de l'agriculture et du développement rural (BADR), des producteurs de la tomate industrielle et des unités de transformation des wilayas de Tipasa, Aïn Defla, Relizane, Mostaganem et Chlef.
Les participants à cette rencontre ont passé au peigne fin toutes les difficultés rencontrées par les producteurs de la tomate industrielle une fois récoltée, le manque d'unités de transformation et aussi les nouveaux textes réglementaires adoptés par le ministère de l'Agriculture et du Développement rural et qui régissent et régulent la relation de travail entre producteurs de cette filière et unités de transformation. "Il s'agit, d'après plusieurs intervenants lors de cette rencontre, d'accompagner le fellah en mettant à sa disposition l'ensemble des moyens humains, matériels et même financiers pour que son produit, notamment la tomate industrielle, puisse être abondant, de qualité et conforme aux normes techniques modernes.
Les nouvelles dispositions que le ministère de l'Agriculture et du Développement rural vient de promulguer visent également à accorder plus de facilités et plus d'importance à la filière de la tomate industrielle pour qu'elle puisse se développer davantage, car notre objectif demeure, et il faut le réaliser, d'exporter notre tomate vers l'étranger", expliquent nombre d'intervenants qui se disent, enfin, en mesure de trouver les solutions qui s'imposent afin de créer d'autres nouvelles unités de transformation dans la région pour permettre aux producteurs d'y déposer leur tomate pour y être ensuite transformée et mise à la disposition du consommateur.
Ahmed Chenaoui
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed CHENAOUI
Source : www.liberte-algerie.com