Chlef - Revue de Presse

Les magistrats rejettent l'accusation de corruption



Arrêté jeudi dernier puis écroué, le responsable technique de la subdivision de l'urbanisme et de la construction de Chlef, El Hadi Taïri, a été relâché par le magistrat à l'issue de son procès qui s'est tenu avant-hier, lundi, au tribunal de Chlef. Après audition de toutes les parties et étude minutieuse du dossier, le juge a relevé que l'accusation de corruption n'était pas fondée car n'ayant ni mobile ni preuves irréfutables.
Il a, toutefois, prononcé une peine légère contre l'accusé qui a été condamné à 4 mois de prison avec sursis. L'auteur de la plainte avait déclaré aux enquêteurs avoir remis une somme d'argent à l'agent de la DUC en contrepartie de la régularisation d'un dossier technique. La police a trouvé des billets de banque dans son bureau, mais aux yeux des magistrats, cela ne peut constituer une preuve suffisante pour l'inculper de corruption. Le fonctionnaire a rejeté en bloc les faits pour lesquels il était poursuivi, indiquant qu'il n'a jamais demandé quoi que ce soit au plaignant auquel le liait une ancienne amitié. Son avocat a abondé dans le même sens en demandant la relaxe pure et simple de son client. Dans les couloirs de l'administration, on n'hésitait pas à parler d'une «histoire à dormir debout». A la fin du procès, le prévenu a retrouvé la liberté, au grand soulagement de sa famille et de ses collègues de travail.   
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