Pour les habitants de plusieurs localités rurales et isolées se trouvant particulièrement au nord du chef-lieu de la commune d'Oum Drou, dans la wilaya de Chlef, la situation que traversent quotidiennement leurs enfants, en parcourant de grandes distances en aller et retour entre leur domicile familial et leur école primaire, a trop duré.Selon les explications qui nous ont été fournies par de nombreux citoyens à Ouled-Meghazi, à El-Adaïd et à El-Souaed à ce sujet, les enfants scolarisés dans le primaire courent un grand danger durant toute l'année scolaire. "Nos enfants sont régulièrement exposés à des risques de toutes sortes lors de leurs déplacements qu'ils effectuent dans la plupart des cas à pied afin de rejoindre leurs classes.
Des accidents de la route, des agressions et même parfois des disparitions demeurent parmi les grands dangers auxquels sont de plus en plus exposés nos enfants, compte tenu de l'éloignement de leurs écoles primaires et de la complexité de l'itinéraire qu'ils sont obligés d'emprunter pour arriver à destination.
Ces derniers, dont les résultats scolaires enregistrés en fin de chaque trimestre ne sont guère encourageants pour les mêmes raisons, sont contraints de boucler, malgré la fatigue, la faiblesse physique et l'angoisse, pas moins de 12 km en aller et retour quotidiennement durant toute l'année scolaire dans des conditions atmosphériques très difficiles, en hiver comme en été.
D'ailleurs, c'est la raison pour laquelle aussi plusieurs d'entre nous n'ont toujours pas procédé à l'inscription de leurs enfants en bas âge dans des crèches ou dans des classes préparatoires qui sont toutes situées dans le chef-lieu de la commune d'Oum Drou", racontent, avec regret, des dizaines de parents d'élèves à Oum Drou. Ceux-ci ajoutent que seule la réalisation de groupes scolaires à proximité de leurs douars pourra résoudre définitivement le problème auquel ils font toujours face.
"C'est ce que nous ne cessons de revendiquer depuis bien longtemps auprès des autorités compétentes qui n'ont, malheureusement, jamais pris en considération nos incessants appels, malgré la gravité de notre situation qui prend une ampleur inquiétante avec le temps", rappellent nos mêmes interlocuteurs, qui comptent beaucoup sur l'intervention du wali pour qu'il soit définitivement mis fin à leur calvaire.
Ahmed CHENAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed CHENAOUI
Source : www.liberte-algerie.com