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Les experts financiers qualifient le projet d'"ambitieux" Vers la création d'une banque au profit des émigrés



Les experts financiers qualifient le projet d'
L'idée de création d'une banque au profit de la communauté nationale établie à l'étranger est "un projet ambitieux", estiment des spécialistes en la matière. L'annonce, pour rappel, a été faite, avant-hier, par le secrétaire d'Etat chargé de la Communauté algérienne établie à l'étranger, Belkacem Sahli, lors d'une visite à Chlef.Il avait, en effet, informé qu'une réflexion sur le sujet est d'ores et déjà engagée. Cette banque est appelée, selon M. Sahli, "à s'impliquer davantage dans les efforts visant à la protection de l'économie nationale". Les arguments avancés par M. Sahli se veulent comme une incitation des membres de la communauté nationale à l'étranger "à lutter contre l'entrée clandestine des devises en Algérie". Il a appuyé son idée par l'existence des banques et des agences bancaires algériennes à l'étranger en mesure d'assurer le transfert des devises, et ce, "en vertu de la réglementation en vigueur". Même si le projet est au stade de la réflexion, comme précisé par le secrétaire d'Etat, mais il n'en demeure pas moins que plusieurs banquiers et autres cadres du secteur sont favorables à l'idée. Ainsi, un cadre d'une banque étrangère installée en Algérie a estimé, lors d'une conversation téléphonique, qu'"il était vraiment temps". "Nos voisins marocains et tunisiens ont créé ces banques depuis des décennies", a-t-il informé, avant de préciser que "cet instrument (la banque : NDLR) est un moyen de sécurité et un interlocuteur fiable avec les membres de la communauté établie à l'étranger". Il a jouté qu'avec cet instrument, "les pouvoirs publics vont mettre de l'ordre dans le secteur et vont canaliser des sommes colossales en devises qui profiteront à l'économie nationale", via "l'effacement de circuits occultes du marché parallèle". Interrogé sur les réticences des Algériens à transférer leur argent via des banques et qui sont dues, essentiellement, au décalage entre le taux de change officiel et celui pratiqué au marché parallèle, notre interlocuteur a estimé que "la situation ne devrait pas en rester là". Plus explicite, il a précisé que "le bon sens veut que tous les Algériens s'impliquent dans la défense de leur économie, avec leur contribution à la création de projets que ces banques peuvent financer sans pour autant créer de l'inflation".
À propos du taux de change entre le marché officiel et celui parallèle, le banquier a souligné que cet "argument" n'est en réalité qu'"une fuite en avant", dans le but "est de pérenniser le marché parallèle qui profite à des circuits occultes échappant à tout contrôle de l'Etat".
Il a ajouté qu'à court terme, "le taux de change peut constituer un frein à la réussite du projet". En revanche, il a invité les banques publiques à revoir à la hausse le taux de change pratiqué. Un cadre d'une banque publique abonde dans le même sens, appelant les membres de la communauté nationale établie à l'étranger à faire la distinction entre les intérêts du pays et celui des individus. "L'intérêt de notre économie profitera à tout le monde", a-t-il dit, avant d'ajouter qu'"il faut comprendre que nos émigrés constituent une force économique sûre pour aider les projets et renflouer les caisses de l'Etat en devise".
À propos des mesures sur lesquelles le projet doit être conçu, notre interlocuteur a plaidé pour la répartition des activités de cette banque selon l'identité de l'épargnant.
Il a émet, par ailleurs, le v'u de voir les responsables désigner une banque-pilote pour mener la première opération.
M. M
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