
Entre les équipes qui jouent le maintien et celles qui visent une consécration finale, la guerre des mots, à travers des accusations mutuelles, a atteint ces dernières semaines un pic intolérable et surtout indigne de ses auteurs.Cette fin de saison footballistique en cours, est en train de prendre des proportions très inquiètantes, tant les accusations et la violence sous toutes ses formes, ont pris de l'ampleur.Une atmosphère générale devenue très malsaine à l'approche de la fin du championnat professionnel Mobilis des Ligues 1 et 2, et que plus rien ne semble aujourd'hui apaiser, tant la suspicion s'est généralisée partout, et à tous les niveaux de l'ensemble des clubs. Pour cause, entre les équipes qui jouent désormais leur maintien, et celles qui visent une consécration finale, la guerre des mots, à travers des déclarations et des accusations mutuelles, ont atteint au cours de ces dernières semaines un pic intolérable et surtout indigne de leurs auteurs. Pour preuve, une fois de plus, des évènements ont encore marqué certaines rencontres des Ligues 1 et 2, ternissant davantage l'image notre football et surtout confirmé de manière incontestable, l'état de déliquescence dans laquelle survit aujourd'hui notre sport-roi national. Désormais, il faut vraiment craindre le pire, et les prochains matchs s'annoncent réellement comme de véritables combats, au cours desquels tous les moyens seront utilisés pour arriver à ses fins. Une actualité footballistique nationale sans cesse ébranlée par des faits de plus en plus graves qui touchent tous les acteurs. Une fin de saison nauséabonde qui sent la puanteur partout. Aujourd'hui, certains présidents de clubs, suspectent même leurs joueurs d'avoir levé le pied, comme vient de le déclarer Malek, l'actuel président du CR Belouizdad et dont la dernière sortie en date au terme du derby MCA-CRB, perdu pour rappel par le Chabab sur le score sévère de 3 à 0, n'est pas sans nous rappeler celle de Hannachi, au lendemain du clasico JSK-Mouloudia. Voilà bien une manière peu courageuse de la part de certains présidents, pour se justifier auprès de leurs supporters. Pis encore, aujourd'hui un arbitre-assistant qui faisait partie du trio qui a officié le match retard CSC-NAHD, serait gravement «suspecté» par la commission fédérale d'arbitrage, d'avoir tenté «d'avantager» le Nasria. Ce même Nasr d'Hussein Dey dont l'actuel président, en l'occurrence Ould Zmirli, a aussi pointé d'un doigt accusateur certains joueurs nahdistes, d'avoir grandement contribué à la dernière défaite du Milaha face au MC El Eulma et suite à ces graves accusations, son homologue eulmi a été à son tour, auteur de propos franchement très navrants et surtout «désespérants» dans le contexte actuel. Il est vrai qu'en guise de réponse au prestigieux Nasria, le président du MC El Eulma, en l'occurrence Arras Herrada, a utilisé des termes très méprisants envers un club qui symbolise à ce jour un véritable patrimoine du football algérien. Certes, le NAHD se dirige tout droit vers la Ligue 2, et ne peut que s'en prendre à lui-même aujourd'hui. Mais le Nasria, au même titre que d'autres ténors du pays et non des moindres, est un club historique. Il est surtout le premier club de football à avoir entamé le professionnalisme dans l'Algérie post-indépendante. Mieux encore, ce n'est pas la première fois que le NAHD s'apprête à rétrograder en division inférieure. Une descente en Ligue 2 qui concerne aussi aujourd'hui l'ASO Chlef et dont les supporters actuels ont clairement affiché leur voeu sincère d'assister mardi prochain au stade Boumezrag, au match retard ASO-MCO, sans la présence des caméras de l'Entv. Un tel souhait de la part des Asnamis, au demeurant fort bizarre, et qui prête aujourd'hui à plusieurs interprétations et surtout des interrogations fort légitimes. Pour cause, pourquoi nos amis de Chlef émettent aujourd'hui ce souhait de voir se dérouler chez eux dans 24h, cette rencontre retard, en l'absence des caméras de l'Entv' Il est vrai que certaines images régulièrement retransmises sur le petit écran, sont devenues très «dérangeantes» à voir, et surtout très malvenues dans le contexte actuel. Qu'en sera-t-il alors aussi du derby kabylo-kabyle, prévu samedi prochain à Tizi Ouzou entre la JS Kabylie et le MO Béjaïa et qui verra les Canaris du Djurdjura jouer désormais leur maintien en Ligue 1, au même titre que les Asnamis de l'ASO Chlef' Il est clair que l'atmosphère actuelle autour de certains matchs résulte aujourd'hui de beaucoup de choses opaques et qui cachent très mal le terrible malaise qui caractérise désormais notre football national, pour cause d'une violence instituée partout de manière banale, à des fins personnelles qui ne surprennent plus personne désormais.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bachir BOUTEBINA
Source : www.lexpressiondz.com