
Même si aucun cas d'enlèvement d'enfant n'a été enregistré à ce jour dans la wilaya, ceux commis dans d'autres wilayas avec des crimes abjects ont développé une certaine psychose chez les familles chélifiennes.C'est pourquoi l'accompagnement des enfants à l'école est devenu systématique, s'imposant comme une obligation quotidienne pour les parents. Certains abandonnent leurs activités pour être au rendez-vous, d'autres délèguent cette tâche à des membres de leur famille. C'est la meilleure façon, pour eux, de veiller à la protection de leurs enfants scolarisés, quand bien même un effort important a été consenti par la police, qui a déployé ses éléments devant les établissements des grands centres urbains.L'officier Cherif Angoud, responsable de la cellule de communication de la sûreté de wilaya, tient à lever toute équivoque sur le sujet. «Il n'y a eu aucun enlèvement ou disparition d'enfants dans la région, les affaires traitées par les différentes sûretés urbaines, ces deux dernières années, portent toutes sur des violences sur enfants, dont certaines résultant de détournement de mineurs.Les crimes qui occupent la première place sont les coups et blessures volontaires et les attentats à la pudeur, suivis des agressions sexuelles et de maltraitance», a-t-il tenu à préciser. En effet, les statistiques révèlent que 89 affaires, contre 92 en 2016, ont été élucidées durant la période allant du 1er janvier au 30 septembre 2016. Si la tendance est globalement à la baisse, les coups et blessures volontaires et les attentats à la pudeur restent néanmoins plus élevés, avec respectivement 55 et 24 cas cette année.A ceux-là s'ajoutent 3 affaires d'agressions sexuelles contre des enfants des deux sexes, dont la toute récente a eu lieu à Ténès. La totalité des victimes sont des enfants de moins de 10 ans et âgés entre 10 et 18 ans, parmi lesquelles on dénombre 34 filles et 55 garçons, soit une légère baisse par rapport à l'année dernière.L'officier Cherif Angoud a fait savoir qu'un dispositif d'alerte est déjà en place mettant à contribution tous les services concernés sous la direction du chef de sûreté de wilaya en personne. «Il est déclenché à chaque fois qu'une disparition d'enfant est signalée», précise-t-il. Il fera remarquer cependant que «certains enfants signalés disparus par leur famille ont été retrouvés sains et saufs chez des proches ou amis. Il s'agit souvent de fugues pour échapper à la pression parentale suite aux faibles résultats scolaires».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Yechkour
Source : www.elwatan.com