
La lutte contre le commerce informel a été relancée cette semaine à Chlef. C'est du moins ce qu'a affirmé M. Fawzi Benhassine, wali de Chlef, lors de sa descente dans les rues de la ville.Le chef de l'Exécutif a, en effet, ordonné le lancement d'une nouvelle campagne pour la résorption immédiate de ce phénomène, qui touche désormais l'écrasante majorité des communes de la wilaya, et ce, afin de le réorganiser dans un contexte commercial moderne et légal. Lors de son intervention, le wali a également insisté auprès des maires et des responsables locaux, pour l'accompagnement de cette nouvelle campagne. Il affirmera aussi que des équipes de la police et de la gendarmerie ont été mobilisées pour lutter contre cette anarchie et le commerce illicite. L'opération a ciblé en premier lieu les commerçants informels ayant investi les bas-côtés des routes. Cette action qui a touché toutes les rues et ruelles de la ville du chef-lieu de la wilaya «contribuera à désengorger la ville, à assurer une fluidité de la circulation qu'elle soit mécanique ou piétonne, et à protéger l'environnement des sources polluantes», a-t-il assuré. Constaté de visu, il n'y a pas une seule rue où on n'observe pas au moins une dizaine de policiers et un véhicule de police. De plus, les forces de l'ordre se sont mobilisées dès l'aube pour mener à temps et à terme cette opération. Les policiers ont non seulement interdit les marchands de légumes et de vêtement de squatter les trottoirs mais ont confisqué tous les objets exposés même par les commerçants licites sur les trottoirs. Même les propriétaires de cafétérias et restaurants ont été interdits de transformer les trottoirs en terrasses. L'arrêté du premier magistrat de la wilaya interdit tout squat d'espaces publics, exposition de marchandises sur la voie publique et exercice d'activité contraire au registre de commerce. Les commerçants sont obligés de respecter les nouvelles dispositions, faute de quoi ils seront mis en demeure. Ils doivent, également, présenter les documents attestant leur activité. L'exercice d'activité, sans registre de commerce, est sanctionné par une fermeture administrative et une poursuite judiciaire. Idem pour ceux qui abandonnent leurs détritus sur la voie publique. La stratégie adoptée consiste à agir, progressivement, commençant par les axes et les voies les moins problématiques. Ainsi, l'ensemble des commerçants qui occupent, illégalement, des places publiques, des trottoirs et autres sites, sont concernés par cette mesure. L'objectif est aussi de préserver la santé du consommateur et de répondre à ses besoins par la création de points de vente, répondant aux normes d'hygiène. Cette campagne pourra, enfin, redonner une lueur d'espoir à une wilaya dont l'image a été ternie par l'incivisme de ses habitants et la négligence de ses responsables. Par ailleurs, la population locale a largement salué l'initiative du premier magistrat de la wilaya. «C'est ainsi que nous pouvons profiter pour se promener et faire des courses et du shopping dans la ville», s'exprime un retraité. «Nous sommes pour cette décision qui rendra sans doute la splendeur à notre ville qui nous est très chère. Nous devons tous contribuer à cette initiative du wali pourvu que cela dure», soutient un autre citoyen. Quant au wali de Chlef, ce dernier a rassuré les citoyens que l'interdiction du squat des trottoirs et de places publiques même par les commerçants légaux sera maintenue. Notre lutte ciblera, conclura le wali, également le stationnement anarchique qu'il soit dans la ville du chef-lieu ou dans les 34 autres communes que compte la wilaya.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zakarya M
Source : www.lnr-dz.com