La deuxième édition des journées arabes du théâtre qui s'est déroulée du 24 au 29 mars, a pris fin vendredi soir.
La cérémonie de clôture s'est déroulée à la maison de la culture Houari Boumediene, où l'ambiance était bon enfant. Des écrivains, comédiens, réalisateurs et musiciens de différents pays arabes ont rehaussé de leur présence cet important évènement culturel, coïncidant avec les vacances scolaires. Il faut préciser que l'édition a été marquée par la présence de l'artiste Syrien Mustapha El Khani, qui a été honoré. Ce dernier a été fortement ému par le geste du comité d'organisation. Il convient de souligner que les deux troupes de Sidi Bel Abbès et de Chlef ont envoûté le public par leurs spectacles. Le monologue Maya, conçu et produit par le théâtre Mosaïque de Sidi Bel Abbès, a été interprété de forte belle manière par la comédienne Souad Janati.
Celle-ci se met dans la peau d'une danseuse de flamenco qui l'a conduit jusqu'en Espagne pour concrétiser ses rêves. Sans papiers, sans ressources, Maya qui tenait tant à concrétiser ses ambitions à savoir devenir une professionnelle du flamenco, persiste et signe. En dépit des entraves rencontrées en cours de voyage, cette Haraga réalise son rêve. Alliant chant, danse et une remarquable présence sur scène, Souad subjugue son public qui la suit. Avide de spectacle d'un certain niveau, le public ne sera par la suite que comblé. Ainsi, la vertu et le vice sont mis en exergue par Sadiki Chabah, une pièce de l'association du théâtre de Chlef qui enflamme la maison de la culture. Le dramaturge et comédien Abdelhamid Belkhodja, à travers son regard avisé de la réalité, présente une situation dramatique du quotidien sous un aspect comique pour tourner en dérision la personnalité d'un père avare et faire triompher la vertu.
Celle-ci est symbolisée par ses deux enfants. Le public qui s'est déplacé en nombre était aux anges : «Il faut reconnaître que les spectacles proposés ont donné une autre dimension à la manifestation qui n'a malheureusement pas bénéficié d'une grande médiatisation. Pour créer de véritables traditions théâtrales à Sétif qui ne manque ni d'atouts ni de potentialités, le moment est venu pour dépasser ces manifestations conjoncturelles d'autant plus le public qui sait faire la différence est demandeur», dira un des spectateurs qui n'a raté aucune prestation.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Benkorchia Marwa B
Source : www.elwatan.com