
Finis la farniente et les séjours au bord de la mer. Pour les professionnels du tourisme, les services de sécurité ainsi que la Protection civile, l'heure est au bilan. Bien que morose au début, la saison estivale a été globalement satisfaisante, au mois d'août. Les gérants de campings et les hôteliers admettent avoir connu un début de saison plutôt tristounet.Il y va de même pour la police et les gendarmes qui affirment n'avoir pas enregistré beaucoup de dépassements. Les responsables et élus locaux s'accordent à dire que ce fut «une bonne saison», ils ont affiché leur satisfaction devant l'afflux enregistré des estivants. En effet, selon le bilan de la Protection civile concernant la saison estivale 2014, au plan quantitatif, ils seraient 4 258 605 estivants à avoir opté pour les 26 plages autorisées à la baignade sur le littoral chélifien, qui s'étend sur 129 km de long, pour la période de juin à août. Le mois d'août est le mois par excellence qui a drainé le plus grand nombre d'estivants. Selon les services de la Protection civile, ce mois est intervenu juste après le mois de ramadhan au cours duquel 3 181 790 estivants se sont rués vers le littoral de la wilaya de Chlef. La saison estivale 2014 a connu une hausse de 1 617 550 estivants comparativement à celle de 2013. Le choix du littoral chélifien n'est guère fortuit vu la régulation et le contrôle des activités touristiques et para touristiques et surtout pour ses 26 plages surveillées et non polluées. Le même bilan de la Protection civile fait état de la mobilisation constante en matière de moyen humain, avec 52 agents, 9 plongeurs et 400 surveillants saisonniers et en moyens matériels avec 13 barques pneumatiques et 7 ambulances. Des moyens de sauvetage mis en place pour la période du 1er juin au 31 août 2014 ont permis le sauvetage de 930 personnes d'une noyade certaine, dont 134 ont été soignées sur place et 67 ont été évacuées vers les différents hôpitaux. Pour ce qui est des personnes noyées, il a été enregistré en tout, 8 morts qui furent repêchés, dont 6 morts en mer et 2 dans des fosses d'irrigation, le premier dans la commune de Béni Rached et le deuxième dans la commune de Herenfa. Il faut signaler que les infrastructures touristiques font largement défaut sur cette bande côtière de 120 km. Hormis deux petits hôtels implantés au milieu de l'agglomération urbaine de Ténès, il n'existe pratiquement aucun établissement digne de ce nom ou de complexes touristiques le long de la côte.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zakarya M
Source : www.lnr-dz.com