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La mi-temps est finie, il faut reprendre le jeu



La mi-temps est finie, il faut reprendre le jeu
Les sportifs, athlètes, joueurs, arbitres, entraîneurs, dirigeants qui se sont essayés à la politique à travers les élections législatives tenues le 10 mai ont mesuré le fossé qui sépare leur terrain de prédilection et celui des politiques.
Ceux qui se sont hasardés à solliciter le suffrage des citoyens ont mesuré dans leur chair combien cet exercice est difficile. Mis à part Abdelkrim Medaouar, président de l'ASO Chlef, aucun sportif n'aura l'insigne honneur de fréquenter les travers du Parlement. Ont-ils présumé de leurs forces, se sont-ils facilement laissé entraîner par les chants des sirènes de quelques partis en mal de «figures emblématiques» '
La réalité est là. Elle n'a même pas besoin de réponse. Ces personnalités sportives, qui se sont lancées dans la bataille des élections, se sont discréditées. Beaucoup ont voulu entrer en politique par effraction. La plupart ne sont même pas militants au sein d'un parti. D'aucuns ajouteront qu'ils l'ont fait par opportunisme.
L'opportunisme sur une aire de jeu a une tout autre signification que celui de la politique, des affaires et dans la vie tout court. La lourde défaite, qui a sanctionné la participation des sportifs au scrutin, doit, à l'avenir, donner à réfléchir à tous ceux qui confondent entre le monde du sport et de la politique. Chez nous plus qu'ailleurs, il est plus difficile à des sportifs de se faire une place au soleil dans le domaine de la politique. Cette dernière n'est pas une partie interdite à ceux qui ne l'ont jamais ou peu pratiquée. Souvent, lorsqu'est évoquée la proximité entre le sport et la politique beaucoup clament, par exemple, que le football de par son engouement populaire est le premier parti du pays.
Cette assertion n'a jamais fait plaisir aux politiques qui du reste le rendent bien aux «intrus» qui parfois viennent se frotter à eux.
A bien analyser les résultats des élections de jeudi, les sportifs, qui ont échoué dans leur pathétique tentative de rejoindre l'APN, n'ont rien perdu au change. Ils continueront à tirer de menus avantages de leur appartenance au monde du sport qui les nourrit bien, leur permet de soigner leur notoriété, d'être adulé, de ne pas passer inaperçu, de jouir de l'estime de milliers d'anonymes qui aiment ce qu'ils font ou ont été. Messieurs, retournez à vos crampons et survêtements. La mi-temps est finie. Réveillez-vous et redescendez sur terre, pardon, sur l'aire de jeu. La compétition sportive n'attend que vous pour reprendre.


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