La maîtrise des techniques d'irrigation modernes et l'élaboration d'une stratégie adaptée à la réalité du terrain constituent la solution idoine pour le développement de l'agriculture en Algérie, ont estimé des chercheurs lors d'un séminaire à Chlef sur "L'irrigation en Algérie, enjeux et perspectives".
Selon les participants à cette rencontre, organisée par l'Institut des sciences agronomiques de l'université Hassiba Ben Bouali de Chlef, une telle approche ne peut être, néanmoins, efficace que "si les facteurs entrant dans le système d'irrigation économiseur d'eau soient réellement pris en charge,
tels que le goutte à goutte, l'irrigation par aspersion ou encore l'irrigation gravitaire améliorée en plus de la maîtrise des conditions du milieu, de l'environnement de la culture et de son itinéraire technique". Pour ces chercheurs, il n'existe pas, cependant, de solutions "miracles". "Le déséquilibre entre l'offre et la demande en eau d'irrigation est réel et exige par conséquent une adaptation de cette donne aux besoins de l'agriculture qui consomme pas moins de 70% des eaux mobilisées", ont-ils souligné à cet égard.
Se basant sur des projets de recherches menées sur les plaines irriguées de la Mitidja, du bas Chélif et des Zibans, ils ont observé, par ailleurs, qu'il y a une forte contribution de l'eau souterraine à l'économie agricole, une pratique qui pose, selon eux, un problème de taille, à savoir celui de la "durabilité de la ressource".
Le recours à une telle pratique, ont-ils expliqué, est justifié par la défaillance et l'insuffisance des réseaux d'irrigation qui n'arrivent pas à satisfaire la demande croissante des irrigants. Ils citeront à titre illustratif, le volume d'eau conséquent emmagasiné par les barrages ces dernières années et les volumes affectés à l'irrigation qui n'ont pas connu d'évolution conséquente.
Cette problématique, dont l'Etat tente d'y remédier à travers l'injection d'investissements colossaux destinés à la réhabilitation des réseaux d'irrigation et de drainage et leur extension pourra, à moyen terme, créer une dynamique agricole, ont-ils estimé.
Ils ont précisé cependant que cette dynamique doit être accompagnée par la maîtrise de la gestion de l'eau d'irrigation et la généralisation des techniques modernes d'irrigation, comme le goutte à goutte pour les cultures maraîchères et l'irrigation d'appoint pour les céréales, et par une formation à tous les niveaux et notamment des irrigants.
L'accès aux données du terrain pour la comparaison des résultats des projets de recherche, la formation pratique des étudiants des filières concernées ainsi que l'implication des opérateurs du secteur dans le financement des projets de recherche ont été, entre autres, les questions soulevées également lors des travaux de ce séminaire de deux jours, dont la clôture interviendra ce mercredi.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Algérie Presse Service
Source : www.aps.dz