Le manque de communication entre les instances syndicales en question et la direction de l'éducation a beaucoup envenimé la situation.Entre la direction de l'éducation de la wilaya de Chlef et l'intersyndicale autonome du même secteur, le torchon brûle depuis plusieurs mois. Selon sept des syndicats autonomes de l'éducation (SAT, Satef, Unpef, SNDEP, SSE, SAIE et Oape), la situation n'est aucunement rassurante et risque d'influer négativement sur l'ensemble de l'année scolaire déjà sérieusement perturbée par la crise sanitaire. Les syndicats dénoncent des "injustices graves et des dépassements illégaux" de la part de leur direction.
Pour les représentants du collectif syndical Yehia Azouaou et Nourreddine Touadjini, le ministère de l'Education nationale doit impérativement réagir dans l'immédiat afin d'assainir la situation et prendre ainsi en considération les revendications des enseignants. Selon eux, le manque de communication entre les instances syndicales en question et la direction de l'éducation a beaucoup envenimé la situation, devenue, avec le temps, de plus en plus insupportable. "Le climat de travail au sein de notre secteur et dans lequel nous travaillons a toujours été malsain. Il ne s'est jamais amélioré malgré les efforts que nous déployons sans cesse sur tous les fronts.
Et si la bataille acharnée que nous menons afin de redresser la situation n'a donné aucun résultat, c'est tout simplement parce que notre direction de l'éducation a toujours refusé de communiquer avec nous, et ses portes demeurent constamment fermées devant nous", soulignent les mêmes syndicalistes. Leurs griefs à l'encontre de leur direction ' Absence de réponse aux nombreux courriers adressés par l'intersyndicale au sujet des problèmes rencontrés par les travailleurs du secteur ; non-traitement de dossiers déposés au niveau des services de la même direction ; retard dans le versement des primes de l'ensemble des travailleurs du secteur ainsi que les salaires des nouveaux enseignants ; peu de postes d'emploi créés, contrairement aux directives du ministère de l'Education ; répartition injuste des volumes horaires de travail au niveau des établissements scolaires ; pression sur l'ensemble des syndicalistes régulièrement humiliés dans les services de la direction en question ; absence quasi totale du protocole sanitaire dans plusieurs lycées et CEM et particulier dans des écoles primaires situées dans des zones d'ombre ; occupation de logements de fonction par des individus qui n'ont aucune relation avec le secteur de l'éducation ; absence de promotion dont devrait bénéficier le personnel administratif et éducatif du secteur, etc.
Aussi, les syndicalistes ont décidé d'interpeller le ministre de l'Education nationale "afin d'intervenir et sauver ce qui reste à sauver du secteur au niveau local avant qu'il ne soit trop tard". Mieux, ils ont réclamé l'envoi d'une commission d'enquête qui fera, selon eux, toute la lumière sur ce qui se passe dans le secteur de l'éducation à Chlef.
"De toutes les façons, dans le cas où aucune réponse ne sera donnée à notre appel que nous considérons comme un ultime SOS aux autorités nationales compétentes, nous prévoyons, dès la semaine prochaine, d'observer une fois par semaine une grève générale qui touchera l'ensemble des établissements scolaires dans toute la wilaya", préviennent les sept syndicats.
Contactés, plusieurs services au sein de la direction de l'éducation n'ont pas voulu se prononcer sur la situation "car, disent-ils, préoccupés par le déménagement de leur siège du centre-ville vers les nouveaux locaux entre El-Hassania et Hay Bensouna".
AHMED CHENAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed CHENAOUI
Source : www.liberte-algerie.com