
Plus de 30 000 habitants ont été obligés de quitter leurs maisons fortement endommagées après le séisme de 6,5 degrés sur l'échelle Richter, qui a fait trembler la terre jusqu'à à Rome, dimanche 30 octobre. Il était 7h40 quand un puissant séisme a secoué la croute terrestre sous les pieds des habitants de l'Ombrie et du Latium.Une partie des Marches et de la Campanie (Naples) a également ressenti la forte secousse qui avait pour épicentre la ville de Norcia (100 km de Pérouse). Dans cette cité historique, des édifices de grande valeur architecturale et archéologique se sont écroulés, comme la basilique San Benedetto qui date du XIVe siècle, l'un des joyaux de l'Ombrie, qui avait déjà été reconstruite trois fois à cause des séismes. La région, déjà fortement frappée en août passé, commençait à peine à s'organiser pour se relever de la violente secousse qui avait fait 300 victimes. Hébergés depuis dimanche dans des structures publiques et dans des hôtels balnéaires, vides en cette saison, les habitants de plusieurs communes dont le tissu urbain a été détruit presqu'en totalité par la première secousse et celle du 26 ctobre dernier (Castelsantangel, Castellucio, Vissu, Arquatta, Amatrice, Norcia?) devront affronter l'hiver qui approche dans des conditions très difficiles. Le gouvernement de Matteo Renzi a promis de «reconstruire les édifices sans gaspillage et sans voleurs», en faisant allusion aux scandales de corruption qui ont entaché de par le passé les projets de reconstruction des régions frappées de calamités naturelles.Malgré l'élan de solidarité qui avait suivi le premier tremblement de terre, les responsables locaux commencent à se décourager vu le travail titanesque qui les attend, surtout l'urgence d'improviser des écoles pour accueillir les élèves. La secousse de dimanche est la plus violente depuis le tristement célèbre parmi les Italiens, le séisme de l'Irpinia, 6,9 degrés qui avait fait, en 1980, plus de 3000 victimes. C'était un mois après celui d'El Asnam (Chlef) de 7,2 degrés qui avait fait 3500 victimes.Mais les experts avertissent que non seulement cette série de secousses extrêmement violentes n'est pas finie, mais que des séismes plus violents ne sont pas à exclure et pourraient frapper encore le centre de la péninsule. La préoccupation s'est emparée des Italiens et les autorités procèdent au contrôle des édifices publics, surtout les écoles, afin de vérifier qu'ils ont été construits selon les normes antisismiques. Malheureusement, pour les édifices qui datent de plusieurs siècles, comme les nombreuses villes et bourgs médiévaux qui représentent une grande partie du tissu urbain des régions italiennes, le problème est presque insurmontable. Et à chaque séisme, l'angoisse de les voir s'écrouler en faisant des victimes augmente.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nacéra Benali
Source : www.elwatan.com