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Ils observent une grève en compagnie de leurs familles



Ils observent une grève en compagnie de leurs familles
Depuis quelques jours, le mouvement de protestation qu'observent les agents de sécurité de la zone industrielle de Oued Sly, sise à sept km à la sortie ouest de la ville de Chlef, ont pris cette fois-ci une nouvelle forme pour se faire entendre par les autorités compétentes. En effet, dans un communiqué transmis hier à notre bureau, le bureau de wilaya de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme (LAADH) affirme que «des grévistes accompagnés de leurs familles, dont une dizaine d'enfants, passent la nuit à la belle étoile, assis à même le sol, bravant le froid et l'obscurité».La grève qui se poursuit donc pour le vingtième jour consécutif a vu la participation dans la journée du 22 avril dernier, de leurs familles, notamment les enfants (il y en avait plus de dix). En outre, certains enfants, lit-on dans le même communiqué, «manquent de nourriture...». Selon la même source, les protestataires se sont rassemblés devant l'unité Naftal GPL pour exiger leur intégration dans cette entreprise, à l'instar de leurs collègues qui ont été répartis dans les autres unités de la zone industrielle. Ils sont au nombre de vingt, parmi la centaine de patriotes concernés qui se sont reconvertis en agents de sécurité. Ils réclament également la régularisation de leur situation professionnelle, la revalorisation de leurs salaires ainsi qu'une couverture sociale. Selon des sources bien informées, ces agents ont été recrutés et armés par l'Etat en 1996 pour assurer la sécurité et la protection de toutes les infrastructures et autres entreprises publiques et privées activant à l'intérieur de la zone industrielle d'Oued-Sly. Ils font leur travail convenablement jour et nuit, sans jamais se lasser et cela malgré les nombreux risques qu'ils encourent quotidiennement. Les services offerts par ces employés sont donc indispensables pour la sécurité des nombreuses usines implantées au niveau de la zone. « Il est certain qu'ils sont indispensables mais, aux yeux des responsables, ce ne sont que des citoyens placés au niveau de cette zone pour réduire le taux de chômage, une arnaque pour jeter de la poudre aux yeux des hauts responsables, car ces agents de sécurité, figurez-vous, ne sont même pas assurés au niveau de la Caisse Nationale d'Assurances Sociales (CNAS) et cela depuis 1996, ce qui est tout simplement aberrant! Non seulement ils ne sont pas assurés, mais encore ils ne perçoivent pas leur paie régulièrement chaque mois. Ainsi, ils ne sont plus payés depuis 18 longs mois. Ces agents sont mariés et ont des bouches à nourrir et des enfants scolarisés », précise M. Kaddour HOUARI, le chef de bureau de la LAADH de Chlef. Enfin ces agents sollicitent l'intervention immédiate du ministre de l'Industrie, de la PME et de la Promotion de l'investissement, pour trouver une issue et une solution efficientes, voire définitives au problème qui perdure depuis 18 ans. Il convient de rappeler que les responsables de la wilaya de CHLEF avaient donné une promesse pour régler la situation et les recruter au niveau de NAFTAL GPL avant janvier 2013. Selon les déclarations faites par un responsable sous couvert de l'anonymat, ajoutera M. Houari, «normalement il y a un comité composé de 18 opérateurs, à savoir les directeurs et gestionnaires d'entreprises publiques et privées activant dans de nombreux domaines à l'intérieur de cette zone industrielle ». « C'est ce comité justement, aujourd'hui totalement absent de la scène, qui doit, avec l'aide de l'Etat, trouver les solutions à cette situation en assurant une prise en charge socioprofessionnelle à l'ensemble de ces agents, tout comme il l'avait fait au lendemain de leur recrutement », enchaînera ce même responsable proche du dossier. À ce propos, la LADDH CHLEF dénonce «le mutisme» total de l'administration sur tous les niveaux et exprime par ail-leurs son soutien absolu et sa solidarité indéfectible aux agents de sécurité dans le cadre de la préservation de leurs droits à faire valoir leurs droits les plus légitimes.


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