
Une année à peine après sa création, l'association culturelle et artistique Ahlem de Chlef s'est imposée remarquablement sur le terrain de par la concrétisation de son programme d'actions riche en activités culturelles et artistiques. Elle est arrivée, en un temps record et malgré les moyens dérisoires dont elle dispose, à concurrencer des associations de renom au niveau local. Pour sa présidente Kheïra Adjadj, "c'est vrai qu'on ne peut en aucun cas se passer de moyens pour activer et avancer, mais quand la volonté et la détermination existent, nous pouvons relever le défi et réaliser au moins une partie des objectifs tracés". Et c'est grâce à sa volonté et à sa détermination justement, que le collectif de cette association a pu obtenir de bons résultats sur le terrain, partout à travers les différentes manifestations culturelles auxquelles elle a pris part. Composée d'artistes, de cinéastes, de comédiens, de musiciens et de chanteurs entre autres, tous des jeunes, l'association Ahlem ?uvre inlassablement afin de présenter un produit culturel ?tous domaines confondus- qui répond aux goûts des assoiffés de l'art et de la culture."Nous avons participé à de nombreuses manifestations culturelles et artistiques organisées à l'occasion des fêtes nationales et religieuses dans plusieurs wilayas du pays. Que ce soit à la maison de la culture et au musée national de Chlef, ou encore à Dar El Djazaïr El Kobra à Alger entre autres, nos troupes musicales, théâtrales ont, chaque fois, gagné estime et admiration du public qui les a longuement applaudis après chaque représentation", a fait savoir la présidente de l'association. Dans le programme d'actions de cette association figurent également l'art culinaire traditionnel dont Kheïra Adjadj évoque, avec regret, sa disparition progressive de nos cuisines. Selon elle, "rien ne peut remplacer les plats et les gâteaux traditionnels que nos parents et grand-parents préparaient minutieusement avec un savoir-faire et un enthousiasme inégalables. Non seulement ces préparations culinaires étaient faites de produits naturels, mais elles étaient aussi riches en vitamines et considérées comme un remède pour plusieurs maladies", a-t-elle indiqué. Et de renchérir : "C'est aussi le cas des vêtements traditionnels qui n'existent presque plus de nos jours. Où sont passés le haïk et les habits de fêtes des deux sexes d'antan ' Tout cela fait partie de nos traditions culturelles et historiques qu'il faut indéniablement préserver. C'est pourquoi, une grande importance est accordée à ce volet par les animateurs de notre association, qui sont assistés par des personnes d'un certain âge qui ?uvrent pour que ces traditions ne disparaissent pas avec le temps". Même si les moyens financiers sont déboursés de sa poche en l'absence de subventions, la présidente de l'association interpelle, enfin, le wali de Chlef pour l'octroi d'un local afin d'activer et produire plus.AHMED CHENAOUI
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : CHENAOUI AHMED
Source : www.liberte-algerie.com