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Il était hier à Chlef et à Aïn Defla



Il était hier à Chlef et à Aïn Defla
Visiblement soulagé par l'engouement constat, hier à Chlef et à Aïn Defla, Abdelmalek Sellal a évolué plutôt sur du velours. Le contraste est frappant par rapport à ses sorties effectuées dans les villes de l'est du pays où il a été souvent hué et sifflé par la majorité des citoyens.À Chlef, le cortège du directeur de campagne de Bouteflika a été accompagné presque le long de son parcours par la zorna et des salves de baroud. L'accueil en fanfare qui lui a été réservé par le large comité de soutien que forment les partis du pouvoir et le gouvernement était tel que M. Sellal n'avait pas besoin de chercher quelque nouveau sujet à évoquer ou quelque thème inédit pour surfer dessus.Il s'est donc contenté de ressasser son discours habituel. Soit l'étalage du programme-bilan du Président-candidat en se basant essentiellement sur "ses réalisations" et quelques promesses vagues telles que celle portant sur la révision de la Constitution durant le prochain quinquennat ou encore la poursuite des "efforts de l'Etat" pour le règlement des problèmes sociaux des citoyens. Le logement et l'emploi y figurent souvent en tête.C'est par ces promesses plutôt populistes que M. Sellal a, encore une fois, tenté, hier, de convaincre son auditoire, dans le but bien compris est la réélection de Abdelaziz Bouteflika pour un quatrième mandat de suite. S'exprimant, cette fois-ci, devant une foule chauffée à blanc, M. Sellal a même semblé avoir retrouvé le moral qu'il revendiquait, faut-il le rappeler, au lancement de la campagne électorale. "Aujourd'hui, personne ne pourra nous démoraliser", a-t-il répété, excité, devant les fans du candidat "absent" venus en masse à Chlef.Faire l'éloge de Bouteflika est, bien sûr, le refrain incontournable dans le discours de son directeur de campagne. À Chlef, tout comme à Aïn Defla, Sellal a, comme à l'accoutumée, titillé les jeunes et les citoyens démunis à qui il promet monts et merveilles. "Vous aurez tous des logements, des emplois et un meilleur cadre de vie." En somme, c'est le message qui se profile à chaque fois de son discours. Evidemment, aux yeux de M. Sellal, rien ne serait possible sans le maintien de l'actuel Président au pouvoir, malgré sa maladie qui l'empêche "véritablement" d'assumer ses fonctions, pour reprendre les termes de M. Sellal. À la veille du scrutin du 17 avril 2014, le représentant de Bouteflika s'engage enfin à "éradiquer" les chalets abritant, à Chlef, les familles victimes du séisme de... 1980 ! Soit trente-quatre ans après, et à l'issue de 15 ans de règne du même Bouteflika. Il assure par ailleurs qu'il est temps, désormais, de restituer "tous leurs droits" aux Algériennes et aux Algériens.Une question qui, selon lui, sera prise en charge à travers la révision prochaine de la loi fondamentale du pays que nous taillera, encore une fois sur mesure, Abdelaziz Bouteflika... Ceci, quand bien même M. Sellal tente de convaincre que cette révision se fera "avec la participation de tous les acteurs nationaux" pour, promet-il, consacrer un "renouveau national" et édifier un "Etat démocratique et de droit." M. Sellal nous expliquera que le président Bouteflika n'est surtout pas prêt à partir avant d'achever son "?uvre" entamée il y'a quinze années.F. A.NomAdresse email


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