Les annexes du complexe thermal de Hammam Righa, dans la wilaya de Aïn Defla, connaissent ces derniers jours une grande affluence de familles venues des wilayas limitrophes. Youyous, henné et autres rituels continuent à marquer l'ambiance de ces bains traditionnels que les femmes de la région affectionnent particulièrement et préservent jalousement de génération en génération.
Or, ces espaces semblent se dégrader d'année en année, alors que tout indique que les eaux thermales curatives constituent une attraction première pour de nombreux visiteurs. Ces derniers pourtant ne cachent pas leur inquiétude devant l'état de détérioration de ces structures qui deviennent de plus en plus vétustes. Pour enseigne, seul le bain El Baraka continue à accueillir les clients. A 100 DA l'entrée, celui-ci reçoit jusqu'à 400 personnes par jour. Une nuitée dans les chambres encore fonctionnelles coûte 640 DA. Une pensionnaire venue de Bou Ismaïl, tout en nous montrant un pan de mur délabré, fera observer que ces chambres délabrées gagneraient à être restaurées. A l'intérieur du hammam, femmes et enfants enveloppés d'un épais nuage de vapeur se disputent un espace étroit.D'autres groupes attendent leur tour pour profiter des bienfaits de ces eaux, dont la température peut atteindre facilement les 68 degrés. Avant d'atteindre hammam El Baraka, on passe par l'ancien bain de Belle-Vue. La grande cour y est occupée par des jeunes qui jouent au ballon, tandis qu'une vingtaine de chambres et deux bains sont fermés depuis des années. Autour d'un restaurant, également fermé, des marchands ont pris position sous des tentes de fortune proposant à la vente divers articles. Du Mont-Rose, autre ancien bain traditionnel, il ne reste que des ruines suite au séisme de Chlef survenu en 1980. Ces lieux ont été inspectés en septembre dernier par le ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, Chérif Rahmani.Ce dernier avait alors annoncé une série de mesures visant la réhabilitation de ces espaces dans le cadre d'un vaste programme de mise à niveau des stations et villes thermales. Le lancement de cette opération devrait avoir lieu incessamment, selon des sources locales. Pour sa part, l'APC a procédé à la démolition d'une trentaine de baraques qui défiguraient les alentours du complexe. L'autre action, que le ministre avait exigé d'entamer en urgence, concerne l'approvisionnement en eau potable de la station et de ses annexes. Une opération en cours de réalisation et dont le montant, estimé à 781 millions de centimes, a été débloqué dans le cadre du plan communal de développement (PCD), selon les responsables locaux.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Aziza L.
Source : www.elwatan.com