Des responsables religieux, que ce soit des prêtres catholiques ou des prêtres vaudous, ont dénoncé le recours aux fosses communes comme mode généralisé d'inhumation.
C'est un flot ininterrompu de cadavres qui vient se déverser chaque jour sur le site de Titanyen, une colline laissée à l'abandon au nord de Port-au-Prince. Alors, submergés par cette tâche macabre et traumatisante, des ouvriers s'activent sur des pelleteuses pour recouvrir de terre, à la va-vite, ces monticules de corps de femmes, d'enfants et d'hommes, anonymes, sans sépulture, avec la douloureuse certitude que nul ne pourra jamais venir les réclamer. Pour la seule journée de mercredi, pas moins de 10 000 victimes du séisme du 12 janvier ont fini dans les fosses communes improvisées à Titanyen, des remblais de terre crayeuse desquels dépassent des bras ou des jambes, signe de la précipitation et de l'ampleur de la tâche. « J'ai vu tant et tant d'enfants. Je ne peux pas dormir la nuit et, quand je peux, c'est un cauchemar sans fin », raconte l'un de ces fossoyeurs, Foultone Fequiert, 38 ans, le visage recouvert par un T-shirt pour échapper à l'omniprésente odeur. « Pour la seule journée d'hier, j'ai reçu 10 000 corps. »Inhumés anonymement, sans cérémonie religieuse, sans adieux des proches. Les ONG, les agences internationales, les gouvernements étrangers, les églises, ont beau souligner la nécessité de tout faire pour identifier les corps avant de les enterrer, les ouvriers n'en ont ni le temps ni l'envie. Deux experts du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont invité les autorités haïtiennes à faire remplir des formulaires-types à propos des corps afin que les familles, plus tard, puissent les identifier et sachent où ils sont enterrés.La procédure préconisée prévoit de photographier vêtements, bijoux et tout signe particulier de reconnaissance, et d'indiquer où le corps a été retrouvé et où il est inhumé. Des responsables religieux, que ce soit des prêtres catholiques ou des prêtres vaudous, ont dénoncé le recours aux fosses communes comme mode généralisé d'inhumation, procédé contraire à toutes les croyances haïtiennes. « C'est dégradant, indécent et inhumain », déplore Max Beauvoir, responsable de la principale organisation de prêtres vaudous d'Haïti, interrogé par Associated Press. Agences
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Posté par : sofiane
Source : www.elwatan.com