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Générale de «El-Ghalta» au musée de Chlef



Générale de «El-Ghalta» au musée de Chlef
La pièce théâtrale a été jouée, dans la soirée du mercredi au jeudi dernier, au niveau du musée public national du patrimoine immatériel Abdelmadjid-Ameziane, situé à la cité Aroudj dans la ville de Chlef, dans une salle comble.Des applaudissements nourris ont salué la prestation. Sans l'ombre d'un doute, l'intrigue a séduit le public. Le spectacle est une production récente du TRO. La représentation met en scène un jeune enseignant, nouvellement marié, dont l'épouse a postulé pour un emploi. Cette dernière n'arrive pas à concilier le travail avec ses obligations familiales.Avec le conseil bien avisé de sa mère, elle engage une femme de ménage. Cette dernière, en plus des tâches ménagères a réussi à séduire le mari Amar, avec lequel elle doit convoler en justes noces. Cette pièce, dont la générale a eu lieu la fin avril, a été écrite par Fahsi Said. La mise en scène est l'?uvre de Moulay Mourad Meliani. Il signe sa 2ème réalisation après «Nouar Essabar», pièce dans laquelle a été révélée la jeune actrice Belhocine Amina. Elle a été récipiendaire du 1er prix pour le meilleur espoir au Festival du théâtre professionnel d'Alger. La scénographie a été confiée à Benhaddou Miloud tandis que la musique a été composée par Zami Mohamed.La jeune troupe composée des acteurs Fadhéla Hachemaoui, Amina Belhocine, Zaouche Bahria, Rara Amine et Mustapha Merahi, n'a pas démérité. Malgré quelques insuffisances, le spectacle produit est à saluer. On sent une bonne préparation. Sans nul doute, ces acteurs feront du chemin et on parlera d'eux. À la fin de la représentation, un scénographe note que «la scène est inappropriée pour une bonne prestation théâtrale. Les acteurs se sentaient à l'étroit au milieu des nombreux éléments du décor. On aurait mieux apprécié la pièce sur une vraie scène de théâtre. La qualité du son s'est faite ressentir. L'abus des couleurs noir et blanc sonne faux pour un vaudeville ».Une universitaire devine que le titre est lié à la trahison du mari qui trompe son épouse, laquelle a fait l'erreur d'embaucher une femme de ménage. «Il aurait été plus judicieux d'intituler ce spectacle», «l'épouse au travail» ou «mariée cherche de l'aide», ce qui colle le mieux au sujet propose-t-elle.Une femme active trouve que le rôle de la belle-mère a été relégué en second plan. L'on sait que la maman surtout, à l'intérieur du pays aide sa fille dans l'éducation des enfants et les tâches ménagères. Une certaine complicité s'instaure entre la mère et la fille. L'interlocutrice confie qu'elle n'a pas senti ses enfants grandir grâce à sa famille.Yamina, militante des droits des femmes, trouve que la pièce ne fait pas une étude exhaustive de la situation de la femme travailleuse. Elle souhaiterait que dans tous les lieux où est occupée une femme, une crèche existe, financée par les ?uvres sociales. Il n'est pas à la portée de toutes les femmes de pouvoir rémunérer une femme de ménage.Par ailleurs, Yamina s'étonne de voir une aide à la maison comme une erreur. Le mari volage peut avoir des relations avec une secrétaire, une voisine. La solidité du couple repose sur la confiance. L'auteur de la pièce aurait dû poser les vrais problèmes de la femme active, à savoir si le travail a produit son émancipation et l'a délivrée de l'archaïsme de la société.Malgré ces petites remarques, les spectateurs ont beaucoup ri. Ces derniers souhaiteraient la multiplication de tels événements dans une ville qui est un désert culturel.
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