Chlef - A la une

Entraîneurs étrangers, entraîneurs locaux



La valse des entraîneurs étrangers à la tête de nos clubs ne fait assurément pas l'affaire si une politique n'est pas élaborée dans cette direction.
A ce rythme, l'Algérie ne tardera pas à rejoindre le Qatar et les Emirats où pratiquement n'exerce aucun entraîneur local. A la seule différence que ces deux pays recrutent des noms bien connus dans le giron du football mondial alors que notre pays ramène des entraîneurs de seconde zone, voire de troisième ou quatrième zone. C'est vrai que les compétences locales ne manquent pas, mais nos clubs ont plutôt tendance à faire confiance aux étrangers. Pourtant, l'apport des entraîneurs venus d'autres horizons en matière de développement de cette discipline n'est pas vraiment perceptible. En d'autres termes, l'arrivée des étrangers en Algérie n'a en rien contribué à élever ce niveau. Bien au contraire, celui-ci régresse au fil des années. Nos clubs, ou du moins ceux qui recrutent ces entraîneurs, déboursent des sommes colossales pour attirer «l'oiseau rare» qui au final prend l'argent sans rien donner en contrepartie. Hervé Renard touche 120 000 euros par mois et à la première occasion, il a fait ses valises pour prendre en main la Zambie. Bien d'autres entraîneurs de ce genre ont largement profité et pris un argent considérable pour rien du tout. Ighil a fait un excellent travail à Chlef, Abid Charef dirige d'une main de maître l'USM El Harrach mais ils sont de loin moins cotés que les entraîneurs étrangers dont le niveau est sérieusement discutable. Les premiers qui ont fait leur preuve ne touchent même pas la moitié de ce que touchent les seconds. C'est un problème connu de tous mais les responsables laissent faire et ne bougent pas le petit doigt pour remédier à la situation. C'est comme ça et pas autrement puisque l'Etat met toujours la main à la poche des contribuables pour l'injecter dans une discipline qui n'arrive jamais à décoller. Tout le monde trouve son compte.
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