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Economie : les entrepreneurs inquiets Chlef : les autres articles



Economie : les entrepreneurs inquiets                                    Chlef : les autres articles
Les professionnels du BTPH s'opposent à la décision de confier le reliquat du programme quinquennal de l'habitat à des entreprises étrangères.
La décision prise par le ministère de l'Habitat de confier le reliquat du programme quinquennal de l'habitat à des entreprises étrangères suscite l'inquiétude des organisations patronales dans la wilaya. En effet, les dirigeants de la chambre de commerce et d'industrie, de la Confédération des entrepreneurs algériens et de l'Union des entrepreneurs algériens, auxquels s'est joint le responsable de l'Ordre des architectes, ont animé, avant-hier, au siège de la CCI de Chlef, un point de presse sur la question comme sur d'autres sujets. D'emblée, le président de la CCI, Djamel Saadadou, a fait part des préoccupations de la profession concernant le plan de charges dans ce domaine.
«Nous avons appris dans la presse que le ministère de l'Habitat a fait appel à des entreprises étrangères pour réaliser le reste du programme quinquennal de l'habitat (2010-2014). Nous avons été d'autant plus désagréablement surpris que les opérateurs nationaux n'ont été ni consultés ni informés sur les modalités de ce marché de grande d'envergure», a-t-il regretté. Il estime que la wilaya a les moyens techniques et humains nécessaires à la réalisation de son quota de logements, pour peu que ces entreprises bénéficient des mêmes facilités que les intervenants étrangers. Il a rappelé que, depuis 1994 à ce jour, de nombreux projets d'habitat, tous segments confondus, ont été réalisés par ces mêmes entreprises locales. Lui succédant, le président de l'UGEA, Abdelkader Meraini, a relevé une série de contraintes auxquelles sont confrontées les entreprises de réalisation de la wilaya.
Révélations
Il a, notamment, cité les tracasseries bureaucratiques, la lourdeur des procédures administratives et techniques, l'inégalité dans l'attribution des marchés publics et l'absence d'un climat propice à la promotion et au développement du secteur. «Comment voulez-vous que l'outil de réalisation soit performant avec tous ces obstacles '», s'est-il interrogé. De son côté, le président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens, Missoum Ferhad, a stigmatisé certaines directions de l'exécutif de la wilaya, qui s'obstinent, selon lui, à imposer une sorte de monopole sur les projets publics.
«Alors que le tronçon de l'autoroute Alger-Maghnia a été réalisé par des entreprises nationales et étrangères avec seulement quatre centrales à béton et quatre postes d'enrobé, ici à Chlef, on continue, tout spécialement, à exiger des moyens énormes pour les entreprises de travaux publics utilisant ce type de matériel. C'est un gâchis économique intolérable qui fait perdre beaucoup d'argent à l'Etat et aux opérateurs concernés», a-t-il lancé, tout en interpellant, une nouvelle fois, le wali de Chlef sur le dossier.
Les intervenants ont donc unanimement plaidé pour la révision du cahier des charges élaboré au niveau local, la mise en place d'un dispositif commun de formation et d'insertion des ouvriers professionnels et la création de sociétés de location d'engins de chantier.
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