Le nouveau wali de Chlef, M.Djemaa Mahmoud, ancien secrétaire général de la wilaya d?Alger, a été officiellement installé mercredi dernier par le ministre de l?Intérieur et des collectivités locales, M.Nourredine Yazid Zerhouni. Cette installation fait suite, rappelons-le, au mouvement partiel opéré dans le corps des walis par le président de la République, le 7 mai dernier. Un mouvement qui, pour le cas du wali de Chlef, est la conséquence directe des émeutes qui ont secoué la région le mois dernier. Outre les problèmes socioéconomiques, les manifestants avaient également dénoncé la « manière avec laquelle étaient gérées les affaires de la wilaya ainsi que le désengagement de l?Etat vis-à-vis du problème récurrent des sinistrés du séisme d?octobre 1980 ». En guise de réponse, les autorités centrales du pays avaient daigné procéder au remplacement de l?ancien wali qui a passé près de 7 ans à Chlef, tout en constituant une commission de réflexion sur les revendications des sinistrés, relatives à la prise en charge de l?ancien bâti constitué essentiellement de logements en préfabriqué. Il reste cependant à connaître la suite que compte réserver le gouvernement à la question du développement dans sa globalité, car ce volet important de la vie des citoyens et de la collectivité ne peut être dissocié des exigences de l?heure, de l?avis de tout le monde. Et l?on s?interroge, à cet effet, sur les priorités du nouveau wali, dont la tâche n?est apparemment pas de tout repos, compte tenu de la situation difficile héritée. Le nouveau wali n?a pas encore dévoilé son plan d?actions ; il s?est contenté de réitérer son « engagement à poursuivre l?effort de développement ». Est-ce un changement dans la continuité ou une rupture avec les anciennes pratiques ? S?interrogent les Chélifiens qui appellent de leurs voeux au « changement des méthodes de gestion, à plus de transparence dans la gestion locale et à la participation de tous à l?effort de développement de la région ». Pour eux, le financement à outrance des projets de développement ne peut avoir les résultats escomptés que si les premiers concernés, en l?occurrence les citoyens, y sont associés ou en perçoivent des signes positifs à travers l?amélioration de leur niveau de vie. « On dit que l?Etat a débloqué des sommes faramineuses pour le développement local, mais sur le terrain il n? y a rien de palpable, si l?on se réfère au niveau inquiétant du chômage, à l?absence d?investissements productifs et à l?état lamentable dans lequel se trouvent les rues et trottoirs de nos communes, pour ne citer que ces exemples », indiquent des habitants.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Y.
Source : www.elwatan.com