Chlef - A la une

Des voyageurs souhaitent un vrai changement



Lors de notre passage hier à l'aéroport international d'Alger, nous avons constaté une faible affluence étant donné que la saison estivale n'a pas encore débuté. Nous avons pu rencontrer des passagers qui ont bien voulu partager leur avis sur le scrutin qui doit se dérouler aujourd'hui.
Des arrivants ont indiqué qu'ils ont voté dans leurs consulats respectifs, à l'exemple de Abdelhamid, qui vit en Espagne et qui a voté à Madrid. Pour lui, voter est un devoir, c'est même un acte patriotique, affirme-t-il. Cet homme attend beaucoup des députés qui représentent la communauté à l'étranger, et notamment qu'ils s'investissent au niveau de la protection de leurs compatriotes. «Je vote car je suis concerné par les évènements qui se déroulent dans mon pays. J'attends un changement, et qu'on s'occupe des problèmes des immigrés.
Actuellement, nous n'avons pas d'interlocuteur». Accompagné d'un ami fonctionnaire dans la police algérienne, il confie que malgré le fait qu'il n'attendait rien de ce scrutin, il compte accomplir son devoir civique dès l'ouverture du bureau de vote. Un professeur à l'université de Chlef, revenant d'une mission en France, a tenu à nous confier son analyse sur la scène politique algérienne.
Pour lui, il faudrait réviser les salaires de ces députés. Il estime que pour «être un bon député, il faut avoir le niveau universitaire et de l'expérience». Aussi, il s'interroge sur la multiplicité des candidatures qui n'est pas un gage de transparence pour le scrutin. Il pense que cette mosaïque de partis qui sont appelés à légiférer peut être une cause de blocage politique. Cet enseignant universitaire s'attend tout de même à des changements, mais trouve anormal que l'on s'interroge toujours en 2012 sur le prix de la pomme de terre, du carburant et de bien d'autres produits.
Des immigrés à la fibre patriotique
En entrant au niveau de l'espace réservé aux bagages, même si de nombreux passagers étaient affairés à récupérer leur valise après un voyage éprouvant, il y a eu ceux qui ont voulu répondre à nos questions et se disent concernés par le scrutin. Ils reconnaissent ne pas avoir assez d'informations concernant les programmes des candidats et vont voter sans connaître les postulants.
D'autres par contre veulent voter, mais ils ne disposent pas de carte de vote. Rencontré dans le hall de l'aéroport, Mahfoud, cadre financier à la retraite, affirme qu'il est rentré de France pour le scrutin. Il a suivi avec intérêt la campagne présidentielle française et aujourd'hui il s'intéresse aux législatives algériennes. «Je suis venu en Algérie pour le scrutin. Je vais voter pour un ami qui s'est présenté. Je veux que mon pays aille mieux, même si je n'attends rien de cette APN. Par contre, j'attends beaucoup du peuple qui doit s'organiser», espère-t-il.
Un passager en partance pour Alicante nous indique également qu'il n'ira pas voter et qu'il n'avait pas fait de procuration. «50 ans après notre indépendance, nous en sommes toujours au même point», pense-t-il. Il admet tout de même que s'il avait voté, il aurait choisi le FLN ou le MSP, précisément le ministre Amar Ghoul.


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