Trois jeunes filles handicapées, diplômées de l'université depuis 2008, observent depuis avant-hier soir un sit-in devant le siège du département de Saïd Barkat, pour rappeler aux responsables du ministère les promesses non tenues.
Un deuxième sit-in du genre pour lequel les jeunes universitaires, de surcroît aveugles, tentent d'interpeller le ministre pour lui rappeler leur situation, alors qu'on continue au niveau de la direction de l'emploi à Tiaret à ressasser des chiffres, loin d'être éloquents, sachant que le chômage galope dans une région appauvrie depuis la fermeture des usines pourvoyeuses en main-d'œuvre qualifiée ou non. Â
Au niveau de la direction de l'action sociale, le premier responsable parle d'«une probable insertion dans une école pour aveugles en cours de création». Sur les banderoles déployées par Fatiha, Malika, Khedidja et un jeune de Chlef, Hamza, il est évoqué les conditions de vie et la quête d'une vie décente que les pouvoirs publics continuent de promettre aux Algériens, a fortiori aux jeunes handicapées, des diplômées de l'université. Pour rallier la capitale, il a fallu faire la quête et passer la nuit à Diar Errahma.
Nos téméraires, qui ont pris attache avec El Watan, disent avoir été empêchées par les policiers et une banderole a été confisquée.
Les responsables du ministère, ceux et celles qui ont le pouvoir d'influer sur la décision, n'ont pas daigné les recevoir.
Dépitées, certaines sont devenues même hystériques en évoquant le suicide. Voilà ce que vivent les citoyennes de l'Algérie profonde.                             Â
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Fawzi Amellal
Source : www.elwatan.com