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Des fondations isolées pour résister aux séismes



Des fondations isolées pour résister aux séismes
Le phénomène sismique n'est finalement pas une fatalité. Les scientifiques, dans leur quête de solutions à ce problème, sont parvenus à mettre au point un système de construction qui permet de réduire les dégâts et les pertes humaines en cas de séisme de forte magnitude.Il s'agit du système des fondations isolées, dont la présentation a été faite, il y a quatre jours, par Nacereddine Haderbache, économiste industriel et consultant international dans le domaine du parasismique, lors du 5e séminaire national sur les matériaux, les procédés et l'environnement qui a eu lieu à l'université M'hamed Bougarra de Boumerdès (UMBB).Un rendez-vous qui a réuni des dizaines de chercheurs universitaires, des industriels et des équipementiers, chaque année pour leur permettre d'échanger leurs connaissances et leurs expériences et s'informer ainsi des dernières avancées scientifiques et technologique dans le domaine.Dans sa communication, M.Haderbache qui est également représentant de «l'agence mondiale d'engineering séisme protection en Algérie», souligne que le système précité consiste en le placement d'appuis parasismiques et d'isolateurs sous les bâtiments au moment de la réalisation des fondations. Les amortisseurs sont faits, selon lui, en caoutchouc frété avec des plaques en acier contenant un noyau de plomb.Ce qui évite des dommages aux éléments de la structure, les partitions, le système de vitrage ainsi que les installations mécaniques en permettant au bâtiment de rester debout et opérationnels même après un très fort tremblement de terre. «Cette expérience a déjà été testée dans plusieurs pays du monde. Et elle a donné des résultats très satisfaisants», a-t-il indiqué. En Algérie, il n'ya que le siège de l'agence du CTC Chlef à Aïn Defla qui a été conçu et réalisé avec des appuis parasismiques et équipé d'appareils de surveillance et d'accélérographes.Cette nouvelle technique de protection sismique est plus que nécessaire, notamment dans les bâtiments sensibles ou stratégiques, tels que les hôpitaux, les écoles et les structures administratives. Car elle réduit la taille et force des déplacements sismiques de l'ordre de 70% par rapport aux constructions classiques, explique M.Haderbache. Poursuivant, celui-ci note que les installations parasismiques ne reviennent pas chères comme le pensent certains. Selon lui, «le constructeur n'aura à dépenser que 10% en plus par rapport aux autres types de fondations. Et il ne va pas dépenser trop en élévation d'autant que le système permet de réduire la taille et le nombre de ferraillages et des voiles de cisaillement».On se demande qu'est-ce qui a empêché l'Etat Algérien d'utiliser la technique en question dans les structures qui revêtent une importance capitale, tels que les hôpitaux et les écoles afin d'éviter qu'il y ait autant de dégâts et de pertes humaines en cas de catastrophe à l'avenir. Le conférencier précise dans ce sens que la non-application de cette méthode est dû au manque d'expériences des ingénieurs, la complexité des calcules et autres détails qui échappent aux architectes et aux entrepreneurs.


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