Chlef - Revue de Presse

Des événements de Berriane, des ferments de l'émeute et du silence des intellectuels...



2ème partie Ainsi, selon ces échos, avis de surcroît de beaucoup de citoyens locaux, ce serait, entre autres, la pensée intolérante, extrémiste, qui serait derrière ces affrontements intercommunautaires, victimes de manipulations machiavéliques, émanant même, de l'extérieur du pays, comme le rapporte le journal arabophone cité ci-dessus, faisant état notamment de ces curieux agissements signalés en Arabie saoudite et ciblant tout particulièrement des pèlerins algériens ?! Quant aux événements sur le terrain, à Berriane, là aussi, comme rapporté par les échos de la presse nationale, et confirmés de surcroît par beaucoup de citoyens locaux, ce serait à l'origine une manipulation tendancieuse qui serait derrière les regrettables affrontements intercommunautaires « Mozabites-arabophones ». Ainsi, selon les diverses informations inquiétantes des échos rapportés et colportés, de mystérieux individus en cagoules auraient semé la zizanie dans les deux camps mozabites-arabophones, pour les inciter à la confrontation continuelle. L'envoyé spécial du quotidien arabophone El Billad, par exemple, parle dans sa couverture des événements d'un mystérieux véhicule se déplaçant parmi ces gars « masqués », leur fournissant tout ce qu'il faut pour le prolongement du désastre, confortant par là même, l'idée d'un coup préparé, selon le reporter (in article de A. Ouahid), p.02 de l'édition d'El Billad du lundi 19/05/2008). Ce qui rappelle, à bien des égards, certains tristes épisodes d'Octobre 88, au cours desquels des anonymes circulant dans des véhicules banalisés provoquaient, de part et d'autre, manifestants et forces de l'ordre. Par ailleurs, parlant des tragiques événements de Berriane, M. Saïd Saadi, président du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), dira : « l'origine du drame ne vient pas des oppositions entre communautés. Les anciennes rancunes sont instrumentalisées pour masquer un plan diabolique de règlements de comptes politiques », a-t-il affirmé devant un groupe de journalistes le 21/05/2008, déclarant notamment « S'il est vrai que des troubles opposant les deux communautés ont existé par le passé, il reste à relever des actes qui distinguent les derniers événements de ceux des décades précédentes. Jusque-là, les affrontements n'ont jamais touché des familles. Cette fois, tout est fait pour mener à l'irrémédiable », a relevé Saïd Saadi, ajoutant que « si l'on peut admettre que le pouvoir local a pu être surpris une fois, il est difficile de comprendre comment des autorités averties d'une situation potentiellement dangereuse aient laissé se reproduire de tels déchaînements de violence et, pire, retardé à chaque fois l'intervention des forces de sécurité jusqu'à ce que le pire advienne ».( in le Soir d'Algérie du jeudi 22/05/2008). D'autre part, en guise de réponses à de nombreuses interrogations, le président du RCD a fait part de troublantes similitudes entre ce qui s'est passé à Chlef et à Berriane, relevant que « dans l'une comme dans l'autre ville, les responsables locaux ont différé l'intervention des services de sécurité jusqu'à provoquer le maximum de dégâts ». Revenant sur la question des « éléments infiltrés », M. Saïd Saadi affirmera, en parlant des événements au M'Zab, que des étrangers ont été introduits à Berriane pour opérer le saccage, déclarant notamment : « il est établi que des étrangers à la ville ont été introduits et qu'ils ont agi cagoulés en toute impunité (...). Leur base de départ et leurs relais locaux ont toujours été situés dans les anciens réseaux terroristes », a-t-il indiqué, précisant que « l'un des principaux acteurs, (...) gestionnaire occulte de diverses affaires (...) se répand en menaces et appels à la désobéissance contre les nouveaux élus dès qu'il a constaté leur volonté d'ouvrir nombre de dossiers où il était impliqué ») (cf. rapporté par le Soir d'Algérie, ibid). Ainsi, ce qui motiverait les agissements odieux des sinistres individus encagoulés ou enturbannés de Berriane, selon nombre d'avis convergents de la presse francophone et arabophone, traduisant l'écho de certaines voix citoyennes locales, ce serait « Noyer dans le désordre général les dossiers des grandes affaires mafieuses locales dénoncées par certains élus et milieux populaires contestant les gestions anarchiques constatées ». Pour les élus du parti RCD auquel le président d'APC de Berianne est affilié, la mafia coalisée locale n'a pas hésité à provoquer ces troubles, en faisant appel à des aventuriers de la région ou d'ailleurs : vraisemblablement, ces derniers avaient pour principale consigne de distribuer discrètement des tracts propagandistes, et de s'attaquer anonymement aux uns ou aux autres des deux camps adverses, le reste suivra. Pour sa part, le député Abou Bakr Salah, cité ci-dessus, considère les choses sous un autre angle, celui d'une confrontation dualiste opposant deux groupes antagonistes de la nouvelle génération : ainsi, les plus acharnés des farouches opposants ibadites - malékites appartiennent aux catégories jeunes surtout, les premiers « d'obédience essentiellement RCD-FFS », les seconds partisans « djihadistes, anti-kharidjites » ! Conflits intercommunautaires, dressant Mozabites contre arabophones, les tenants du rite malékite accusant les ibadites de kharidjisme - dissidents, et nombre d'entre eux de tendance RCD - FFS, d'être en liaison avec des organismes internationaux des droits de l'homme (?). Tandis que côté élus mozabites, ces accusations sont contestées, jugées infondées, parce qu'à leurs yeux, ceux parmi les malékites qui la répandent et sèment la zizanie, cherchent, en fait, à empêcher l'examen de dossiers douteux sur des privilèges exorbitants de l'affairisme mafieux local (?)... Et c'est suite, dans un premier temps, à la propagation de ces idées calomnieuses, collées au dos, et des uns et des autres des deux communautés, suscitant étonnements et indignations, autant chez les uns, que récriminations et courroux chez les autres, rapporte-t-on, que les événements du M'Zab ont ainsi commencé à prendre de fâcheuses tournures, exacerbées par l'intox, vraisemblablement.   - Le souci de l'unité nationale avant tout
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