
La Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (Laddh) défendra les agents de sécurité qui travaillent pour Naftal, en grève depuis le 6 avril dernier. Dans un communiqué parvenu hier à la rédaction, le bureau de Chlef de la Laddh informe que sur les 20 agents,17 grévistes sont convoqués aujourd'hui au tribunal de Boukadir (Chlef) suite aux plaintes déposées par la direction de Naftal. L'ONG annonce, en outre, qu'elle a désigné un avocat pour défendre ces anciens patriotes "recrutés et armés par l'Etat en 1996, pour assurer la sécurité et la protection de toutes les infrastructures et autres entreprises publiques et privées activant à l'intérieur de la zone industrielle d'Oued-Sly", convertis en agents de sécurité du site industriel de Naftal, situé à 5 km à l'ouest de Chlef. D'après la Laddh, l'employeur reproche aux grévistes d'avoir causé "le blocage" et de "mettre la zone industrielle en danger", référence faite à leur grève illimitée avec la participation des membres de leurs familles, alors que les protestataires ne réclament que leurs droits. Selon la Ligue, les20 agents de sécurité n'ont jamais bénéficié de la couverture sociale au niveau de la Cnas et sont confrontés, chaque mois, au retard dans les salaires. Aujourd'hui, poursuit la Laddh, ces travailleurs, mariés et chefs de famille, "sont sans paie depuis 18 longs mois" et revendiquent leur réintégration. Par ailleurs, l'ONG, s'appuyant sur le PV de réunion du 3 juillet 2013, rappelle que "le wali de Chlef avait donné sa promesse pour régler la situation (des 20 agents de sécurité, ndlr) et (les) recruter au niveau de Naftal GPL". Pour la Laddh, les agents de sécurité, "totalement marginalisés", ont été forcés d'en venir à la grève, pour "alerter l'opinion publique sur le laisser-aller des responsables". Tout en réitérant "son soutien et sa solidarité" à ces travailleurs, elle se dit mobilisée "pour la préservation de leurs droits".La Laddh, pour rappel, s'est distinguée ces dernières années dans la défense des droits économiques et sociaux des citoyens. Affiliée à la Fidh et au réseau Remdh, l'ONG a eu à dénoncer, récemment, "l'esclavage de la main-d'?uvre par les multinationales".H. ANomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hafida Ameyar
Source : www.liberte-algerie.com