Chlef - A la une

De Boumezrag à Fedlaoui, Meksi, Megharia, Belgharbi...



De Boumezrag à Fedlaoui, Meksi, Megharia, Belgharbi...
L'ASO Chlef a été créée le 13 juin 1947 par une poignée d'hommes dévoués parmi lesquels Benaouarane Mohamed, Houari Belkacem, Slimani Ahmed, feu Benegouche Abdelkader, feu Harchouche Abdelkader, Kerdjadja Maamar, feu Abbda Lakhdar, Hayi M'hamed, feu Benkhriss Khelifa, Bessiri Ahmed, feu Chaoui Ahmed et Zerrouki M'hamed sous le nom de l'association sportive d'Orléanville.Comme dans la grande majorité des villes et localités du pays, les «Indigénes d'Orléanville», le nom de Chlef Durant la période colonial voulaient aussi avoir leur équipe musulmane pour faire face au club colonial appelé le groupement Sportif Orléanville (GSO), qui avait bien entendu le soutien moral et financier des autorités et de la population européenne locales. A la création de la nouvelle équipe, le maire de la ville, en l'occurrence Bsigam Biglia nourrissait beaucoup de craintes et c'est pour cette raison qu'il a d'ailleurs surnommé l'ASO (Armée secrète d'Orléanville). Sur le plan sportif, malgré les contraintes financières, l'ASO termine sa première saison en troisième division à la deuxième place derrière un des ténors de la région, l'Olympique d'Affreville (El Khémis) en l'occurrence. Elle est arrivée, les deux saisons suivantes, à accéder en première division. Le football Asnami avait sa place parmi les ténors, et elle a continué à jouer à ce niveau jusqu'à 1954, année au cours de laquelle, au mois de septembre, Orléanville (Chlef) est détruite par un violent séisme obligeant le club à arrêter ses activités. Il y avait beaucoup de morts, beaucoup de dégâts, une catastrophe naturelle en quelque sorte. Nous allons parler tout en se rappelant d'un club qui a donné une génération de sportifs militants anonymes, un creuset de l'histoire du développement du football algérien pour la cause nationale, qui a choisi de rester au service du pays et en faisant honneur à l'Algérie durant les années du colonialisme. Malheureusement, les autorités locales et les dirigeants du club ont oublié les sacrifices à l'endroit de ces sportifs qui ont joué pour honorer les couleurs du pays, notamment très attachées par leurs sentiments patriotiques qui ont prévalu sur leur jeunesse, leurs intérêts professionnels et familiaux ou une vie meilleure en outre-mer alors qu'aujourd'hui les mentalités ont changé et ou l'on ne parle que d'argent, d'appartements, de voitures luxueuses, de prises en charge, de voyages, de cadeaux de valeurs mais les résultats ne suivent pas. Les anciennes gloires de l'ASO ont dignement servi la cause nationale avec un exemple de fidélité extraordinaire. Les joueurs mouillaient honnêtement leurs maillots, respectaient les couleurs de la ville et aimaient leur pays. Il est grand temps d'honorer ces hommes qui sont restés fidèles et modestes, qui pour la plupart sont malades ou dans le besoin. Certains d'entre eux sont décédés comme les Meddadi, les frères Belkaim, Bouzidi, Daoud, Khelafi, Chaoui, Benfodda, Abed, Benmeghouche, Feknous, Bouhadi, Khoualef, Moudjeber, Adad. Pis encore, on n'a même pas daigné leur rendre hommage à titre posthume. L'ASO a eu son lot de martyrs à savoir les Maamar Sahli et Mikioui (Torturés et guillotinés à la prison de Serkadji à Alger) Nasri, Klouche, Dahmani, Choucha, Bibi, Messabih, Ferdji, Belkacemi, Benmansoura, Yachi, Arab... Ce qui démontre que l'ASO a payé un lourd tribut avec des footballeurs qui ont sacrifié leurs vies par patriotisme, donnant leur jeunesse à la patrie. Rappelons que ce club musulman de football ,qui a vu le jour il y a de cela 81 ans sous le règne colonial français, plus exactement en 1936 dans un petit local qui appartenait à Badache Hadj Henni, local situé au centre ville et qui fut l'?uvre de Zerrouki M'hamed et feu Bendjelloul, qui ont contribué à sa création historique. L'ASO a enfanté le grand Boumezrag, ancien arrière latéral de Bordeaux et dont le nom est intimement lié à l'histoire de la glorieuse équipe du FLN. Des joueurs de talents ont pour nom Meddadi, Messabih, Djelly, Driss, Douibi, Megharia, Belgharbi, Daoud, Fedlaoui, Meksi, Bouhalla, Bekachka, El Ghalem, Hamouni, Zairi, les freres Bélaid, Aidadou, Belkaim, Gribi... Pour ce qui du palmarès, l'ASO a été championne et vice-champion d'Algérie, détenteur de la coupe d'Algérie en 2005, avec deux participations honorables à l'échelle arabe et africaine, deux fois finalistes de la coupe, une 3e place décrochée en Ligue des champions. En octobre 1980, la ville est de nouveau secouée par un fort tremblement de terre qui a fait 3000 morts. Le club d'El Asnam suspend sa participation au championnat. Son retour sur la scène footballistique durant la saison 81-82 coïncide avec la prise de décision par les autorités du pays de donner un autre nom à la ville, Chlef, au nom du grand oued qui traverse la région.
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