Chlef - A la une

Chômage et mal vie



Les séquelles des années du terrorisme sont encore visibles. Les points de contrôle installés tout au long du trajet, sont une preuve que la prudence est encore de mise. Et c'est là, un autre problème qui vient s'ajouter à une liste déjà longue. A commencer par le chômage (un taux de 12 % ici), un mal récurent que n'ont pas manqué de souligner les jeunes de la localité. «Il est vrai que le chômage est un problème de dimension nationale, mais sur ces monts, les choses sont encore pires. On a le choix entre l'exil, l'agriculture ou souffrir en silence et espérer que le soleil se lèvera un jour, de notre côté», nous dit Riad, rencontré dans un magasin d'alimentation sis à la rue de la Palestine. Il a suffi d'une seule phrase pour nous retrouver entourés d'une dizaine de jeunes «étonnés de voir enfin la presse s'intéresser à leur région». Au milieu de ce brouhaha, pas facile de les entendre tous. Un étudiant à l'Université de Chlef s'improvise porte-parole. «Pour évoquer tous les manquements, il nous faudrait tout un livre. Alors, contentons-nous de soulever les points primordiaux. Commençons par l'absence d'aires de loisirs entre autres les Maisons de jeunes pour passer ensuite à l'inexistence du gaz de ville, l'eau qui ne coule des robinets qu'une fois tous les cinq jours et la détérioration du réseau d'assainissement des eaux usées dans bon nombre de quartiers», a-t-il précisé en montrant du doigt une cité sise non loin de la rue du 20-Août-1955. Selon lui, «les autorités locales, à leur tête le P-APC de Tablat, devraient intervenir en toute urgence et apporter les explications nécessaires quant à ces étrangers qui occupent des logements sociaux destinés initialement aux Tablatis».
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