La direction de la santé vient de procéder à un mouvement interne des gestionnaires des structures de santé de la wilaya. C'est ainsi que des directeurs d'hôpitaux et d'établissements de santé de proximité ont fait l'objet de permutations, tandis que d'autres ont été limogés, suite à une décision de la DSP de la wilaya, avons-nous appris de bonnes sources.Cependant, ce mouvement, qui vise, selon ses initiateurs, à «insuffler un sang neuf à ces établissements de soins, a suscité un mécontentement parmi le personnel des hôpitaux Les S?urs Bedj de Chlef et Zighoud Youcef de Ténès». Pour les protestataires, les hôpitaux ont besoin surtout de «stabilité des cadres gestionnaires, dans le contexte difficile actuel, et surtout de moyens matériels, pour assurer une meilleure prise en charge des malades. Un volet qui relève essentiellement de la compétence de la direction de la santé de la wilaya».
A l'instar, donc, du personnel de l'EPH Zighoud Youcef de Ténès, qui réclame le maintien de leur directeur, Saïb Mohamed, des travailleurs du nouvel hôpital Les S?urs Bedj de Chlef, unique infrastructure en dur au chef-lieu de wilaya, ont protesté, dimanche, contre la mutation de leur directeur, Mohamed Slimani, à l'hôpital de Ténès. Ils ont qualifié ce changement de «décision arbitraire à l'encontre d'un gestionnaire ayant fait ce qu'il fallait faire», estimant qu'il «est en mesure de poursuivre sa mission à la tête de cet hôpital opérationnel depuis quelques années».
La direction de la santé de la wilaya, dont le directeur a été remplacé il y a trois mois, n'a pas réagi pour le moment à cette action. Il faut signaler que le mouvement opéré à la tête de ces structures intervient dans un contexte marqué par de sévères critiques des citoyens à l'encontre du système de soins dans la région. Cependant, pour ce qui est de la situation de l'hôpital Les S?urs Bedj, la responsabilité incombe beaucoup plus, selon des spécialistes, au ministère de la Santé, qui n'a pas daigné, selon eux, offrir les conditions et les moyens nécessaires à la promotion de cet EHS en établissement de référence pouvant aussi être érigé en CHU.
Il faut dire que cette option a été étrangement abandonnée par les gouvernements précédents sans raisons valables, ce qui a contribué à la déliquescence de cet hôpital de 240 lits, qui fonctionne partiellement avec des moyens extrêmement limités, au point d'être qualifié de «véritable mouroir», par les malades.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Yechkour
Source : www.elwatan.com