
Malgré les énormes saisies qui ont été opérées lors des différentes descentes de police, les vendeurs occasionnels sont devenus par la force des choses permanentes.Eradiquer le marché informel semble impossible car les jeunes dés'uvrés réapparaîtront après chaque opération et ils ne semblent pas perdants. Les charrettes de fruits et légumes rencontrées tous les jours plus bas et face aux arrêts de bus, les marchands de produits divers et vestimentaires sont toujours installés sur la place de la Solidarité. D'autres ont poussé plus haut pour squatter les bords de la RN.19 pour « travailler » en toute tranquillité. Avertis par le biais des portables, ils s'éclipsent dans les champs dès qu'un fourgon ou un mouvement inhabituel des policiers sont remarqués. Les communiqués de la Sûreté de wilaya faisant état de saisies de marchandises et de tables métalliques sur lesquelles elles étaient exposées à la vente n'ont jamais été suivis d'exécution. Mais dès qu'on met le nez dehors, on remarque le retour en force de ces revendeurs illicites. Rien ne semble les persuader qu'ils sont dans l'illégalité totale et les dissuader de continuer à faire ce commerce. Le travail manuel souffre dans certains secteurs tels que celui de la maçonnerie ou des ferrailleurs. D'autre part, le travail de la terre est carrément abandonné pour s'adonner à des activités moins contraignantes. Trouver actuellement un maçon, un peintre ou un plombier relève parfois de l'impossible. Il est plus aisé de contacter un médecin, même un spécialiste que ces hommes de métiers. Quant à l'agriculture, les aides de l'Etat ne semblent pas intéresser les jeunes qui préfèrent se tourner vers les dispositifs tels que l'ANSEJ ou l'ANDI ou, d'après eux, il est plus facile de s'enrichir, sans s'exposer aux rayons du soleil ou au froid hivernal. Reste toutefois une chose qui est certaine, le marché informel ne veut pas disparaître.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Mokhtari
Source : www.reflexiondz.net