Chlef - Revue de Presse

Chlef La civilisation arabe en exposition



La salle de conférences de la bibliothèque centrale de l'université Hassiba Benbouali de Chlef abrite, du 16 au 20 février 2008, une exposition sous le thème: «quand les sciences parlent arabe», organisée par l'université Abou-Bakr Belkaïd de Tlemcen, en collaboration avec le centre culturel français de Tlemcen et les universités de Chlef, Mostaganem, Saïda et Oran Es-Sénia. Elle est destinée à un large public: enseignants de l'université, des établissements scolaires, étudiants, lycéens etc. Elle retrace les grandes découvertes et avancées de la civilisation arabo-musulmane entre les 8e et 15e siècles dans plusieurs domaines scientifique, mathématique, physique, architecture, astronomie, médecine, géographie, etc. M. Aourag Hafid, professeur de physique à l'université de Tlemcen et professeur associé à l'ICTP (international center théoritical physics) de la ville de Trieste, en Italie et à IOWA state university dans la ville de «Âmes» en Amérique, a animé une conférence intitulée: «l'évolution de la science à travers les âges». Interrogé, sur l'objectif de la communication, il déclara: «je veux démontrer que le développement de la science et de la technologie est né du besoin de survie pour l'homme. Depuis que l'homme existe, la première chose à laquelle il a réfléchi est «que devait-il faire par rapport à la nature pour subsister?» C'est ainsi que j'introduis la notion de fracture ou rupture. Cette notion est considérée pour moi comme étant à l'origine du développement de la science et de l'émergence des civilisations. La première chose que l'homme a faite, c'était de casser les pierres pour en faire des outils pour la chasse en affinant les techniques de taille de la pierre. La découverte du métal a constitué une rupture entre l'âge de la pierre et celui du métal et ceci par l'obsession de faire des outils plus durs et plus efficaces pour la survie. La découverte du cuivre (4.000 ans avant J.C.) a rendu possible la naissance des civilisations: les civilisations pharaonique et romaine. La découverte du cuivre a permis le passage d'une civilisation de survie à celle du pouvoir. L'homme, en voulant améliorer cet outil du pouvoir constitué à l'époque d'épées, de lances et de boucliers, a découvert un autre métal plus résistant: le bronze. Quelques années plus tard, une autre rupture se produisit et la naissance d'une nouvelle civilisation avec la découverte du fer par les Indiens. On retrouve que la naissance ou le déclin d'une civilisation est lié à la notion du développement de nouveaux matériaux et l'art de les fracturer et de leur donner une forme. Cette notion de rupture fait même partie de la sociologie de l'homme puisqu'on dit que pour changer une politique, pour améliorer une situation, il faut, à chaque fois et nécessairement une rupture». Le professeur Aourag, auteur de plus de 300 publications internationales, éditeur de plusieurs revues internationales, membre de plusieurs académies des sciences, a été honoré plusieurs fois (Prix du roi de Jordanie, Prix de l'organisation des pays islamiques (OPI) et doctorat Honoris causa qui est un doctorat d'honneur attribué par l'université de IOWA pour son initiation au projet international sur le génome des matériaux. Il a été élu parmi les 200 meilleurs chercheurs (toutes sciences confondues) du 21è siècle par l'université de Cambridge en Angleterre. En 2006, il a été élu parmi les 100 meilleurs physiciens au monde. Interrogé sur le projet d'envergure internationale du génome des matériaux, il déclara: «le projet permet une augmentation du confort de l'homme à moindre coût et risque. C'est une nouvelle manière de faire de la science et rompre avec les anciennes approches. Le projet est d'envergure internationale, il est mené conjointement avec le professeur K. Rajan du centre des sciences combinées aux Etats-Unis. Il regroupe 100 laboratoires de recherche, répartis à travers le monde. Son objectif est de découvrir de nouveaux matériaux et process plus performants, moins coûteux et non polluants. Ce projet est essentiellement financé par les Etats-Unis. Pour permettre l'adhésion du maximum de chercheurs algériens et faire émerger cette nouvelle approche stratégique pour le développement d'un pays, le ministère de tutelle a été saisi».
Vous savez, je ne comprends pas une chose très simple. Pour quoi nous ne pouvons pas être sincères dans la science ? Je crois que ce comportement ce n'est pas digne des scientifiques. Ce qu'on doit trouver dans la science et à travers la science, c'est justement la sincérité et l'honnêteté. Donc SVP, arrêtons de faire du mal et soyons honnête avec nous même si nous ne pouvons pas être avec les autres. Je préfère souffrir une fois pour de bon et faire le deuil, que de croire en ce qu'est impossible. Je vous demande de respecter ce mot qui est SCIENCE, et ne pas le tâcher avec votre comportement. Cela, c'était juste un cri du cœur et rien à voir avec mes mots. Je vous en remercie d'avance.
Cheurcheur Algerien - Enseignant - Tlemcen
06/12/2008 - 2304

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