Il ne se passe pas un jour sans que des manifestants, dans la wilaya de Chlef, réclament des aménagements urbains, de l'habitat rural, l'approvisionnement en eau, le transport scolaire, etc. Cela dit, la prise en charge de ces besoins essentiels reste largement tributaire de l'affectation des crédits nécessaires.La relance des projets de développement passe nécessairement par le déblocage des fonds nécessaires, aussi bien pour les besoins sociaux (eau, assainissement, établissements scolaires, logements, centres de santé, etc.) que pour les infrastructures de base (routes, ponts et réfection des chemins communaux et de wilaya, entre autres).
Les retards accusés dans ces domaines depuis des décennies ont accentué la demande sur ces équipements de première nécessité, notamment dans les zones rurales. En effet, il ne se passe pas un jour sans que des protestations de citoyens ne soient signalées devant les APC à travers la wilaya.
Les mêmes revendication reviennent sans cesse : aménagement urbain, habitat rural, approvisionnement en eau, manque de transport scolaire et de chauffages dans les établissements scolaires, sont parmi les doléances soulevées fréquemment par les contestataires. Même si les autorités locales (wilaya, daïras et APC) prêtent une oreille attentive à leurs préoccupations, il n'en demeure pas moins que la prise en charge de ces besoins essentiels reste largement tributaire de l'affectation des crédits nécessaires.
Ces derniers, faut-il le rappeler, ont fait l'objet ces dernières années de restrictions draconiennes dans leur affectation aux collectivités locales. Les PCD (projets communaux de développements) ont été réduits à leur plus simple expression et la dotation dégagée au début de l'année passée, d'un montant de 7 milliards de dinars, au titre du fonds commun des collectivités locales (FCLL), s'est avérée nettement insuffisante, selon des élus locaux.
«Cette enveloppe a été repartie entre les 35 communes de la wilaya pour la prise en charge des actions prioritaires en matière d'amélioration des conditions de vie des citoyens. Néanmoins, cela reste très insuffisant au regard des besoins sans cesse croissants de la population locale.
Exemple, que peut faire l'APC du chef-lieu de wilaya, qui compte plus de 300 000 habitants, avec une enveloppe de 20 milliards de centimes en ces temps de disette '», s'interrogent des élus et des habitants de la région. Ils espèrent que le gouvernement agira immédiatement pour débloquer la situation et relancer le développement local dans de nombreux domaines.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Yechkour
Source : www.elwatan.com