De nombreux patriotes à travers plusieurs communes de la wilaya de Chlef sortent de leur réserve et crient à l'injustice qu'ils qualifient de terrible et d'inadmissible. Organisés au sein de la coordination nationale provisoire des patriotes Tarek-Chekrouni, ces derniers, qui sont également soutenus par des gardes communaux et des GLD qui connaissent eux aussi le même calvaire, interpellent les autorités supérieures du pays et parlent, avec amertume et indignation, de leur situation socioprofessionnelle qui s'est dégradée au fil des ans.
Ils évoquent ce qu'ils endurent à tous les niveaux, depuis l'amélioration des conditions sécuritaires dans le pays, c'est-à-dire depuis leur mise à l'écart par les pouvoirs publics, selon leurs nombreux témoignages. 'Au lieu de bénéficier d'une meilleure prise en charge, notamment socioprofessionnelle, nous nous trouvons aujourd'hui seuls face à notre cruel destin. Malheureusement et contre toute attente, l'Etat nous a définitivement lâchés et marginalisés.
Pourtant, nous n'avions à aucun moment failli à notre engagement ni à notre devoir, lorsque notre pays avait besoin de nous. Sans hésitation aucune, nous avions pris les armes et avions combattu, des années durant, dans des moments difficiles, ceux qui voulaient anéantir le pays. Non seulement nous avions abandonné l'ensemble des biens que nous possédions, mais aussi nos familles respectives, car nous avions affiché une détermination absolue afin d'accomplir notre devoir comme il le faut, et de faire ainsi face à la horde sauvage qui sévissait partout à travers le pays', témoignaient les mêmes patriotes, en fin de semaine, au siège de notre bureau régional à Chlef.
Profondément touchés, attristés par cette mise à l'écart, nos interlocuteurs racontent de nouveau le récit de leurs souffrances, tout en tenant pour responsables les autorités compétentes du pays. Ne pouvant contenir leurs larmes, ils ont fait savoir que la situation socioprofessionnelle de chacun d'eux a totalement basculé depuis 2003.
'C'est à partir de cette année que l'indemnité que nous percevions mensuellement a été supprimée, ce qui est, malheureusement pour nous, à l'origine de la grande misère dans laquelle nous nous enfonçons de plus en plus. Plusieurs de nos confrères ont été assassinés durant la décennie noire, laissant derrière eux des orphelins, d'autres ont été grièvement blessés et se trouvent aujourd'hui cloîtrés entre quatre murs, car handicapés à 100%, alors qu'une grande partie de cette catégorie sombre continuellement dans un chômage dévorant. Faute de ressources financières pour subvenir à leurs multiples et exigeants besoins, ces derniers n'hésitent en aucun cas à mendier pour se nourrir ou se soigner.'
Ahmed Chenaoui
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ahmed Chenaoui
Source : www.liberte-algerie.com