Chlef - Revue de Presse

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Une famille jetée à la rue Il y a des décisions qui laissent souvent perplexes et suscitent beaucoup d?interrogations, telle cette action en référée introduite par la direction des domaines contre un simple agent de la wilaya (un électricien) qui occupe un logement de fonction en préfabriqué au sein de l?ex-siège de la wilaya. Non seulement le malheureux employé a été sommé de quitter les lieux en plein mois de Ramadhan, mais en plus il n?a eu droit à aucune assistance des pouvoirs publics pour mettre à l?abri sa famille composée de six personnes, dont quatre enfants. Le terrain sur lequel se trouve son logis a été attribué par les services concernés à un privé dans le cadre du Calpi suivant un arrêté de la wilaya du 24 avril 2000. Les larmes aux yeux, la maman s?est déplacée à notre bureau pour dénoncer l?indifférence manifestée à leur égard par l?administration concernée et lancer un SOS aux autorités centrales. « Nous occupons légalement un logement de fonction depuis 1991 sur les lieux de l?ancien siège de la wilaya. Nous faisons partie d?un îlot de 7 habitations réalisées à cet endroit pour le même usage, depuis le séisme d?octobre 1980. Mon époux en a bénéficié en tant qu?employé de la wilaya, recruté en 1991. Mais aujourd?hui, on veut nous déloger par la force au motif que le terrain abritant notre logement a été cédé à un ??investisseur privé?? pour en faire je ne sais quoi. Ce qui est encore plus grave, c?est le fait de vouloir nous jeter à la rue comme si de rien n?était. Le directeur de l?administration locale (DAL) m?a fait savoir qu?il ne pouvait rien faire face à ce problème », nous dira-t-elle en exhibant le jugement en référé et le PV de l?huissier de justice leur ordonnant de quitter les lieux dans un délai de 15 jours à compter du 25 octobre. La famille a décidé de faire appel auprès du conseil d?Etat. En attendant, elle espère voir l?administration concernée surseoir à l?exécution de sa décision ou, à défaut, lui assurer un relogement décent. Son appel sera-t-il entendu ? Rien n?est moins sûr tant la direction des domaines qui parait très pressée de récupérer ledit lot de terrain après avoir obtenu gain de cause auprès de la chambre administrative de la cour de Chlef, dont le jugement a été rendu le 25 octobre, soit 15 jours après l?action engagée par les mêmes services.
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