
À l'occasion de la Journée arabe de la famille, Mme Mounia Meslem, ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, a présidé, jeudi passé, au siège de la maison de la culture, une journée d'information sur «la contribution des familles productrices dans le lancement de la dynamique du développement».Dans son allocution d'ouverture, la ministre a indiqué que «le développement économique, social et politique d'un pays ne peut se faire sans la participation effective de toutes les couches sociales notamment les femmes, dont le poids démographique n'est pas des moindres». Cependant, dira-t-elle, «la contribution des femmes au développement en Algérie reste limitée en raison de leur marginalisation des secteurs porteurs de la production nationale».Après cette brève intervention la parole a été donnée à de nombreuses personnes dont des enseignants de l'université Hassiba Benbouali, du directeur de l'agriculture et du développement rural, de la chambre de l'artisanat et des métiers, de l'Ansej, etc.Par ailleurs, en marge de sa visite dans la wilaya de Chlef, la ministre a abordé certains sujets d'actualité qui touchent la femme en général. Dans ce contexte, elle a rappelé le programme arrêté par son département qui vise «à combattre la marginalisation des femmes rurales ou citadines en les accompagnant par le biais de l'Ansej, Cnac et les banques, à créer leur propre entreprise. Pour cela les cellules d'écoute installées à travers les 58 wilayas du pays ont un rôle important qui consiste à aller vers ces femmes et leur proposer de participer à l'effort de développement. «Aujourd'hui, dira la ministre, 19% seulement de la population active sont des femmes et on aspire à atteindre les 50% dans un proche avenir». Quant aux femmes qui ont réussi à exercer une activité et qui éprouvent des difficultés pour écouler leurs produits (tapisserie, poterie, pâtisserie, habits traditionnels, miel, etc.), la ministre a indiqué qu' «un programme est en cours d'élaboration avec la collaboration des walis pour créer des marchés dans chaque wilaya afin que les femmes productrices puissent écouler leurs produits ».Un autre sujet abordé par la ministre notamment en cette période hivernale, celui des SDF. La ministre dira que le gouvernement n'est pas insensible à cette catégorie de personnes qui se retrouvent subitement dans la rue à cause de problèmes familiaux. La preuve en est, dira-t-elle, qu'en 2015 les services sociaux ont pris en charge 6.489 SDF dont 360 femmes et 362 enfants et ont réussi à réintégrer 483 autres personnes au sein de leurs familles respectives. Quant à l'année en cours et à ce jour 3.477 SDF ont été aidés. Interrogée sur l'avenir réservé aux personnes exerçant dans le cadre du dispositif d'Activité d'Insertion Sociale «DAIS» qui arrive à expiration au 31 décembre 2016, la ministre a souligné que «le moment est venu où les bénéficiaires du DAIS doivent se prendre en charge, à travers la création de projets productifs appelés à être concrétisés avec le concours de l'ADS, l'Agence de gestion du micro-crédit (Angem) et les communes».Elle précisera que «la fonction publique compte beaucoup de fonctionnaires par rapport à d'autres pays et les jeunes doivent se retourner vers des secteurs productifs». A une question sur le budget destiné à son secteur à l'ombre de la situation économique actuelle du pays, Mme Meslem a indiqué que durant ces deux dernières années, son département a bénéficié d'importantes dotations financières pour prendre en charge les catégories démunies et aux besoins spécifiques.«La période actuelle exige une rationalisation des dépenses sans pour autant porter atteinte à ces catégories vivant dans la précarité», a-t-elle souligné.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bencherki Otsmane
Source : www.lequotidien-oran.com