
? Le département des sciences humaines et sociales de l'université Hassiba Benbouali de Chlef, en collaboration avec la direction de l'action sociale (DAS) et la sûreté de wilaya, a abrité lundi une rencontre-débat en présence de nombreux spécialistes pour aborder un thème d'actualité qui est celui des violences faites aux femmes. Il était question de la sensibilisation aux différentes formes de violence contre les femmes et à la violence domestique qui est un aspect important de la prévention de la violence à l'égard des femmes. A ce sujet Mme Chenaoui Razika a indiqué dans son intervention qu'«il est primordial de lever le tabou entourant la violence domestique, car il ne s'agit pas d'une question privée, car elle touche des familles de tous les milieux sociaux. Le lien de la violence domestique avec le genre, en tant que violence masculine envers les femmes dans le contexte de la violence entre partenaires intimes, doit être souligné, ainsi que ses conséquences pour les enfants».Un autre intervenant a souligné que «malgré l'adoption récente par le Parlement d'un amendement au code pénal stipulant que désormais les violences conjugales sont criminalisées et que le harcèlement est passible de poursuites et l'ensemble des peines liées à ces violences sont alourdies, il semblerait que cet arsenal juridique n'a pas dissuadé les coupables.Les services de sécurité de la wilaya de Chlef ont enregistré 10 cas de violences commis sur la gent féminine depuis le début de l'année». Bien entendu, il faut souligner que ce chiffre ne peut refléter la réalité pour la simple raison que beaucoup de femmes violentées n'osent pas déposer plainte et dénoncer publiquement les violences qu'elles subissent, pour des considérations propres à la société algérienne.Pour une autre intervenante, «l'origine de la montée du phénomène de la violence contre les femmes en Algérie est essentiellement la perte par la société des valeurs morales». Afin de mettre fin au phénomène il faut encourager et inciter les femmes victimes de violences à ne pas hésiter à déposer plainte, y compris contre les proches et les membres de la famille. «Les femmes victimes de violences doivent savoir qu'en Algérie il y a des lois qui les protègent», a souligné un avocat qui soutient que la plupart des raisons qui sont derrière la violence de manière générale trouvent leur explication dans la cellule familiale. C'est la raison pour laquelle, explique-t-il, «il est grand temps d'intensifier les campagnes de sensibilisation en direction de la famille, notamment via les médias».
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Bencherki Otsmane
Source : www.lequotidien-oran.com